rivière
Maître Poète
Les langueurs de nos blanches noces
Les voiles de l’aurore
quittent les flots du Loir,
non loin de nous,
les mouettes s’en vont vers le nord,
les arbres balancent leurs palmes au gré du vent,
les fleurs soulèvent leurs paupières de grâce,
tandis que dans les bois
murmurent les feuillages.
La quiétude règne parmi la virginité du printemps,
dans la chambre de notre borde
flottent les langueurs de nos blanches noces,
ô mon Epousée,
toi qui as fait de ma vie un poème,
écoute la quiétude de ma mélodie,
elle te dira la profondeur de mon amour.
Je t’ai récité hier, à la brune,
à genoux sur notre couche, des sanglots d’Impudeur,
quand j’ai effeuillé peu à peu,
les rimes de tes vêtements qui gisent encore sur notre fauteuil,
puis j’ai ôté en tremblant ma robe de lin,
mes escarpins, et mes bas de soie,
- je ne porte jamais de culotte,
car je ne veux pas perdre de temps-,
ensuite avec mes paumes et surtout mes lèvres,
j’ai découvert l’archipel de tes seins pigeonnants,
fiers et lourds,
ô ma Vierge de douceur,
et des heures durant, les iris troublés de vice,
j’ai honoré ta rivière d’amour,
tu as hurlé, tu as gémis, tu as chanté des motets de Plaisir,
jusqu’à ce que survienne la lumière de ta Jouissance,
et que jaillisse le lait de ton corps
que nous avons partagé.
Nous repartirons bientôt au combat
afin que retentissent sans cesse
les orgues de nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière
Les voiles de l’aurore
quittent les flots du Loir,
non loin de nous,
les mouettes s’en vont vers le nord,
les arbres balancent leurs palmes au gré du vent,
les fleurs soulèvent leurs paupières de grâce,
tandis que dans les bois
murmurent les feuillages.
La quiétude règne parmi la virginité du printemps,
dans la chambre de notre borde
flottent les langueurs de nos blanches noces,
ô mon Epousée,
toi qui as fait de ma vie un poème,
écoute la quiétude de ma mélodie,
elle te dira la profondeur de mon amour.
Je t’ai récité hier, à la brune,
à genoux sur notre couche, des sanglots d’Impudeur,
quand j’ai effeuillé peu à peu,
les rimes de tes vêtements qui gisent encore sur notre fauteuil,
puis j’ai ôté en tremblant ma robe de lin,
mes escarpins, et mes bas de soie,
- je ne porte jamais de culotte,
car je ne veux pas perdre de temps-,
ensuite avec mes paumes et surtout mes lèvres,
j’ai découvert l’archipel de tes seins pigeonnants,
fiers et lourds,
ô ma Vierge de douceur,
et des heures durant, les iris troublés de vice,
j’ai honoré ta rivière d’amour,
tu as hurlé, tu as gémis, tu as chanté des motets de Plaisir,
jusqu’à ce que survienne la lumière de ta Jouissance,
et que jaillisse le lait de ton corps
que nous avons partagé.
Nous repartirons bientôt au combat
afin que retentissent sans cesse
les orgues de nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière
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