rivière
Maître Poète
Les bocages susurrent la gloire de mon Désir
Le vent souffle
parmi les roseaux
au bord du Loir, ce matin,
ô mon aimée,
les oiseaux dans le ciel
s’enfuient vers l’occident,
les bocages susurrent
les rimes de ton prénom,
et la gloire de mon Désir,
la Nature te contemple,
et énonce la mélodie de ta beauté.
Tes bas luisent dessus l’encens des forêts,
nous marchons, paume contre paume,
les mousses connaissent
le murmure de nos rires,
et l’ardeur de nos gémissements.
Lors de notre première rencontre,
l’herbe pâlissait
sous les langueurs de l’été,
je n’avais que seize ans,
et je m’éveillais aux lueurs des corolles,
à ma vue,
tes mains frôlèrent les miennes,
tu me conduisis près d’un chêne,
tu me possédas, nue,
des heures durant,
et je découvrais à gué
le continent de la Jouissance.
Depuis lors, nous sommes ensemble
jusqu’à la nuit des temps,
jusqu’à ce que nos râles
n’émettent qu’un mot :
encore !
Sophie Rivière
Le vent souffle
parmi les roseaux
au bord du Loir, ce matin,
ô mon aimée,
les oiseaux dans le ciel
s’enfuient vers l’occident,
les bocages susurrent
les rimes de ton prénom,
et la gloire de mon Désir,
la Nature te contemple,
et énonce la mélodie de ta beauté.
Tes bas luisent dessus l’encens des forêts,
nous marchons, paume contre paume,
les mousses connaissent
le murmure de nos rires,
et l’ardeur de nos gémissements.
Lors de notre première rencontre,
l’herbe pâlissait
sous les langueurs de l’été,
je n’avais que seize ans,
et je m’éveillais aux lueurs des corolles,
à ma vue,
tes mains frôlèrent les miennes,
tu me conduisis près d’un chêne,
tu me possédas, nue,
des heures durant,
et je découvrais à gué
le continent de la Jouissance.
Depuis lors, nous sommes ensemble
jusqu’à la nuit des temps,
jusqu’à ce que nos râles
n’émettent qu’un mot :
encore !
Sophie Rivière