rivière
Maître Poète
L’encens de nos amours si belles et si féminines
Sais-tu, ma Douce,
ma Sainte,
l’épopée de beauté des chênes
qui
se balancent dans le lointain
au mât du silence
parmi
les langueurs du Maine, notre patrie ?
Vois,
j’écarte avec mes paumes
la
soie du matin,
et
je t’apporte à genoux
le souffle du Loir
et
l’encens de nos amours si belles
et si féminines
que
nous buvons maintenant
les yeux mi-clos
dessus
l’
enceinte de nos peaux.
Laisse-moi admirer
l’impudeur farouche de tes seins
qui se dressent
sur l’autel de ta Beauté,
l’appel du Désir
nous aspire de nouveau,
suis-moi
vers notre couche,
noue tes bras fiévreux
autour
de l’urne de mes hanches,
toi, l’Impératrice de mes songes,
mêle tes baisers aux miens,
effleure-moi encore de ta Lumière
moi qui ne suis que
la Muse de nos sanglots de liesse,
déjà
nos râles de jouissance
montent
vers le ciel de nos solives,
montrons au Monde,
ma toute Douce,
jour
après jour,
la
rose de notre Passion
et
de notre tendresse !
Sophie Rivière
Sais-tu, ma Douce,
ma Sainte,
l’épopée de beauté des chênes
qui
se balancent dans le lointain
au mât du silence
parmi
les langueurs du Maine, notre patrie ?
Vois,
j’écarte avec mes paumes
la
soie du matin,
et
je t’apporte à genoux
le souffle du Loir
et
l’encens de nos amours si belles
et si féminines
que
nous buvons maintenant
les yeux mi-clos
dessus
l’
enceinte de nos peaux.
Laisse-moi admirer
l’impudeur farouche de tes seins
qui se dressent
sur l’autel de ta Beauté,
l’appel du Désir
nous aspire de nouveau,
suis-moi
vers notre couche,
noue tes bras fiévreux
autour
de l’urne de mes hanches,
toi, l’Impératrice de mes songes,
mêle tes baisers aux miens,
effleure-moi encore de ta Lumière
moi qui ne suis que
la Muse de nos sanglots de liesse,
déjà
nos râles de jouissance
montent
vers le ciel de nos solives,
montrons au Monde,
ma toute Douce,
jour
après jour,
la
rose de notre Passion
et
de notre tendresse !
Sophie Rivière