rivière
Maître Poète
Le vin du soleil réveille la royauté de la Beauté
Les feuillages des chênes frémissent
dans la clarté du matin,
le vin du soleil languissamment réveille
la royauté de la Beauté.
dans la clarté du matin,
le vin du soleil languissamment réveille
la royauté de la Beauté.
Les violettes blanches connaissent
la douceur de tes paumes,
non loin de moi, les hirondelles inscrivent
dessus les bocages du Maine le parfum de tes soupirs,
la douceur de tes paumes,
non loin de moi, les hirondelles inscrivent
dessus les bocages du Maine le parfum de tes soupirs,
je t’attends ô ma Divine, mon Epousée,
adossée contre la cathédrale des bosquets,
près d’une sente,
là où nous nous sommes aimées la première fois.
adossée contre la cathédrale des bosquets,
près d’une sente,
là où nous nous sommes aimées la première fois.
Je me souviens de la joliesse de ton visage et de tes bras nus
quand tu sors, radieuse, de ta maison
ta tunique de lin et tes bas de soie brasillent,
tandis que l’écho de tes haut talons résonne sur le bitume,
quand tu sors, radieuse, de ta maison
ta tunique de lin et tes bas de soie brasillent,
tandis que l’écho de tes haut talons résonne sur le bitume,
et me berce de couronnes de rêves et d’infini,
ton sac à main se balance sur ton épaule.
Je te vois maintenant,
les bannières de tes seins arrogants et lourds tressautent,
ton sac à main se balance sur ton épaule.
Je te vois maintenant,
les bannières de tes seins arrogants et lourds tressautent,
tu écris à ton moment,
dessus ma rivière d’amour,
des sanglots de désir de ma chair d’ambre et de lait,
tu es proche de moi, maintenant.
dessus ma rivière d’amour,
des sanglots de désir de ma chair d’ambre et de lait,
tu es proche de moi, maintenant.
A ton arrivée, je te prendrai par la taille,
et je t’emmènerai sur la paupière des mousses dedans la prée,
et face au continent de l’Impudeur,
face à l’ardoise de mes iris,
et je t’emmènerai sur la paupière des mousses dedans la prée,
et face au continent de l’Impudeur,
face à l’ardoise de mes iris,
je t’allongerai, j’ôterai tes vêtements,
je ferai de même, et à genoux
mes lèvres et mes paumes te posséderont,
je parcourrai la double amphore de tes hanches,
je ferai de même, et à genoux
mes lèvres et mes paumes te posséderont,
je parcourrai la double amphore de tes hanches,
tu hoquetteras, tu gémiras,
et nous vendangerons le lait de tes blanches noces,
avant de recommencer sans cesse,
ô ma Femme, car tu es mon ode de splendeur et ma Vie !
et nous vendangerons le lait de tes blanches noces,
avant de recommencer sans cesse,
ô ma Femme, car tu es mon ode de splendeur et ma Vie !
Sophie Rivière
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