rivière
Maître Poète
Le vin des étoiles
L’air est doux, le printemps est là,
les feuilles des peupliers volettent
dans la soie du matin,
je marche, languissante le long de l’Anille,
les feuilles des peupliers volettent
dans la soie du matin,
je marche, languissante le long de l’Anille,
parfois quelques oiseaux griffent
les strophes de l’azur.
Cette nuit, le vin des étoiles a éclairé
mes paupières closes,
les strophes de l’azur.
Cette nuit, le vin des étoiles a éclairé
mes paupières closes,
j’ai rêvé de toi, ô ma Douce, mon Epousée,
toi dont les gémissements de gloire,
lors de nos duels d’Eros,
tenaient en haleine les bourgs,
toi dont les gémissements de gloire,
lors de nos duels d’Eros,
tenaient en haleine les bourgs,
et les cités de fer où ne règnent que la haine.
Je contemple au loin les bocages du Maine,
et les roses de douceur des forêts,
ma robe de satin blanc, et mes bas brasillent
Je contemple au loin les bocages du Maine,
et les roses de douceur des forêts,
ma robe de satin blanc, et mes bas brasillent
dans l’écho des couleurs,
tandis que scandent mes escarpins
sur la joue des sentiers.
Demain, après ton séjour de Paris,
tandis que scandent mes escarpins
sur la joue des sentiers.
Demain, après ton séjour de Paris,
tu seras de nouveau mienne,
nous contemplerons chaque matin les rives de l’aurore
près de l’étang où je demeure depuis ton départ,
j’ai tant rêvé de toi, de la volupté de tes seins,
de la double amphore de tes hanches,
et de l’hermine de ton pertuis
que je célébrais à tout instant.
Je t’attends dessus les cimes du Désir qui me possèdent,
nous contemplerons chaque matin les rives de l’aurore
près de l’étang où je demeure depuis ton départ,
j’ai tant rêvé de toi, de la volupté de tes seins,
de la double amphore de tes hanches,
et de l’hermine de ton pertuis
que je célébrais à tout instant.
Je t’attends dessus les cimes du Désir qui me possèdent,
je t’attends, ardente, ô mon Impératrice de gloire,
bientôt je te posséderai, nue,
et à nouveau,
nous nous nous étreindrons,
bientôt je te posséderai, nue,
et à nouveau,
nous nous nous étreindrons,
tu crieras à la face du monde
mon nom de sagesse,
puis nous nous endormirons, bercées
par les odes de notre Passion !
mon nom de sagesse,
puis nous nous endormirons, bercées
par les odes de notre Passion !
Sophie Rivière