rivière
Maître Poète
Le vent m’apporte la marée de ta Chair
Un ruisseau berce l’aube,
un châle de lumière se pose sur le dos d’un papillon,
une cloche déclame au loin
le chuchotis d’un angélus,
un châle de lumière se pose sur le dos d’un papillon,
une cloche déclame au loin
le chuchotis d’un angélus,
les hirondelles récitent, ivres de joliesse,
les complaintes d’un enchantement
sur les toits de l’horizon,
la mélopée des sentiers égrène parmi les rayons
les complaintes d’un enchantement
sur les toits de l’horizon,
la mélopée des sentiers égrène parmi les rayons
le vin d’apothéose,
le Soleil bénit les paroisses des frondaisons.
Ma tunique de moire raconte aux paroisses des nuages
l’émoi de mes seins sur la pierre du silence,
le Soleil bénit les paroisses des frondaisons.
Ma tunique de moire raconte aux paroisses des nuages
l’émoi de mes seins sur la pierre du silence,
ô ma Sirène, ma Bien-Aimée, ma Reine,
l’ombre se signe et s’immole à l’approche de ta Gloire,
le vent m’apporte la marée de ta Chair,
serre plus fort contre moi l’offrande de ta paume.
l’ombre se signe et s’immole à l’approche de ta Gloire,
le vent m’apporte la marée de ta Chair,
serre plus fort contre moi l’offrande de ta paume.
La tapisserie des astres éclaire la scansion de mes pas,
dès que je chemine parmi le temple des jardins,
parmi la blancheur des roseaux le long des étangs,
j’écris avec mes paumes à la lisière des zéniths
dès que je chemine parmi le temple des jardins,
parmi la blancheur des roseaux le long des étangs,
j’écris avec mes paumes à la lisière des zéniths
des mantilles de clarté, et de douceur,
la tapisserie des astres éclaire chaque jour
la scansion de mes pas.
Cependant, l’envie monte en moi,
la tapisserie des astres éclaire chaque jour
la scansion de mes pas.
Cependant, l’envie monte en moi,
écris sur la carte de mes hanches,
sur la pluie de ma Toison-corolle, dedans le duché de mes aisselles,
avec l’argile de tes doigts, et l’archipel de tes mots,
la stèle de ma magnificence,
sur la pluie de ma Toison-corolle, dedans le duché de mes aisselles,
avec l’argile de tes doigts, et l’archipel de tes mots,
la stèle de ma magnificence,
apprends-moi la royauté de ma sainteté,
sois l’Impératrice de mes frissons,
écoute la comptine de mes soupirs,
hume la poésie de ma lingerie,
sois l’Impératrice de mes frissons,
écoute la comptine de mes soupirs,
hume la poésie de ma lingerie,
ceins-moi de ta délicatesse,
sanctifie-moi de ton halo de pureté
avec tes bras pleins de sève, et sur le glaive du Midi,
guide-moi vers la volupté de mes spasmes !
sanctifie-moi de ton halo de pureté
avec tes bras pleins de sève, et sur le glaive du Midi,
guide-moi vers la volupté de mes spasmes !
Sophie Rivière