lilasys
Maître Poète
Le temps des cerises !
L'énorme cerisier du jardin de grand-père,
Subit depuis toujours, la grande escarpolette,
Qui voyait les saisons au bout de sa chaînette,
Changer de l'arbre à nu jusqu'au fruit sanguinaire,
Rappel des cerises mignotant notre bouche,
Les bannettes pleines se muant en gelée,
Les soirs de cueillette finissaient en mêlée,
Un jeu qui nous menait tout gluant sous la douche,
Je me souviens toujours du rire des parents,
La moue de maman en voyant nos habits,
Et papa l'approuvait, évitant les petits,
Gloussement général à l'ombre du vieux Jean,
Jean ? C'est le nom qu'on donne à ce grand cerisier,
Affectueux sobriquet transmis de père en fils,
Et Papy lui parlait ! Ah ! Quand il perd les fils,
Pour l'un et pour l'autre, l'écorce était ridée,
Jean est toujours debout, avec d'autres cousins,
Un cercle de guignes, griottes, bigarreaux,
Maquillant nos lèvres d'un beau rouge ponceau,
Pinceau qui dessine la bacchante à Lanvin,
La cerise coquette, aux teintes variées,
Parait nos oreilles, certaines en Dumbo,
Un orfèvre apprêtant ses rubis en joyaux,
Sublimait nos chapeaux, du joli fruit, ornés,
Le coeur de la cerise abrite un fin noyau,
Duquel surgira, fier, prolongeant l'existence,
Qu'un amour naturel donne un fil en absence,
Pour futurs successeurs du germe d'un berceau,
Tous ces vergers en fleur, dont se vêt le printemps,
De toutes ces branches, Ô miracle divin !
Naîtront des cerises à l'exquis goût mutin,
Une histoire de coeur qui dure dans le temps,
Pour un souvenir sans fin ...
lilasys .........
L'énorme cerisier du jardin de grand-père,
Subit depuis toujours, la grande escarpolette,
Qui voyait les saisons au bout de sa chaînette,
Changer de l'arbre à nu jusqu'au fruit sanguinaire,
Rappel des cerises mignotant notre bouche,
Les bannettes pleines se muant en gelée,
Les soirs de cueillette finissaient en mêlée,
Un jeu qui nous menait tout gluant sous la douche,
Je me souviens toujours du rire des parents,
La moue de maman en voyant nos habits,
Et papa l'approuvait, évitant les petits,
Gloussement général à l'ombre du vieux Jean,
Jean ? C'est le nom qu'on donne à ce grand cerisier,
Affectueux sobriquet transmis de père en fils,
Et Papy lui parlait ! Ah ! Quand il perd les fils,
Pour l'un et pour l'autre, l'écorce était ridée,
Jean est toujours debout, avec d'autres cousins,
Un cercle de guignes, griottes, bigarreaux,
Maquillant nos lèvres d'un beau rouge ponceau,
Pinceau qui dessine la bacchante à Lanvin,
La cerise coquette, aux teintes variées,
Parait nos oreilles, certaines en Dumbo,
Un orfèvre apprêtant ses rubis en joyaux,
Sublimait nos chapeaux, du joli fruit, ornés,
Le coeur de la cerise abrite un fin noyau,
Duquel surgira, fier, prolongeant l'existence,
Qu'un amour naturel donne un fil en absence,
Pour futurs successeurs du germe d'un berceau,
Tous ces vergers en fleur, dont se vêt le printemps,
De toutes ces branches, Ô miracle divin !
Naîtront des cerises à l'exquis goût mutin,
Une histoire de coeur qui dure dans le temps,
Pour un souvenir sans fin ...
lilasys .........