rivière
Maître Poète
Le soleil d’automne ruisselle dessus les arbres
Les champs d’asphodèles se courbent
sous le souffle,
tandis que dans les ciels du Maine
flottent quelques nuages,
sous le souffle,
tandis que dans les ciels du Maine
flottent quelques nuages,
le soleil d’automne ruisselle
dessus les arbres qui se balancent, monotones,
au loin, des oiseaux par à-coups
se pendent aux cous des bocages.
dessus les arbres qui se balancent, monotones,
au loin, des oiseaux par à-coups
se pendent aux cous des bocages.
Je t’attends, ma Douce, ma Vénérée,
toi qui es partie voilà peu à la ville
pour une affaire d’héritage,
je hume tes parfums,
toi qui es partie voilà peu à la ville
pour une affaire d’héritage,
je hume tes parfums,
et tes robes de satin, parures immobiles,
que tu as laissées,
et qui pendent sur des cintres en notre chambre,
dedans notre maison.
que tu as laissées,
et qui pendent sur des cintres en notre chambre,
dedans notre maison.
Je pleure, car grande est ma peine,
j’ai tant besoin de ta voix,
j’ai tant besoin de ta Chair d’ivoire
si belle, si gracieuse, et si douce,
j’ai tant besoin de ta voix,
j’ai tant besoin de ta Chair d’ivoire
si belle, si gracieuse, et si douce,
tes paumes me câlinent quand je gis, offerte,
nue comme le vent des forêts,
sur les dais des fougères, ou sur notre couche.
Je t’en prie, reviens,
nue comme le vent des forêts,
sur les dais des fougères, ou sur notre couche.
Je t’en prie, reviens,
je veux revoir ton regard d’azur
qui me transperce, sentir ta longue chevelure de jais
se mêler à la mienne, je veux sentir tes lèvres
dessus l’offertoire de mes seins arrogants et lourds
qui me transperce, sentir ta longue chevelure de jais
se mêler à la mienne, je veux sentir tes lèvres
dessus l’offertoire de mes seins arrogants et lourds
que tu câlines, et l’hermine de ton pertuis,
car, prêtresse de Sappho, je suis tienne,
laisse-moi à ton retour, les yeux emplis de vice,
te faire connaître l’hymne de Jouissance,
car, prêtresse de Sappho, je suis tienne,
laisse-moi à ton retour, les yeux emplis de vice,
te faire connaître l’hymne de Jouissance,
je te conduirai des heures durant
vers la Lumière de nos sens grisés,
nous partagerons le miel de tes blanches noces,
reviens vite, je t’en supplie, je n’en puis plus !
vers la Lumière de nos sens grisés,
nous partagerons le miel de tes blanches noces,
reviens vite, je t’en supplie, je n’en puis plus !
Sophie Rivière
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