rivière
Maître Poète
Le sceau mystique de notre Passion
Ma Vénérée, ma Douce,
je bénis chaque jour les rimes de ta présence
lorsque résonnent les assonances de tes escarpins
dessus les mousses des sentes de notre domaine,
je bénis chaque jour les rimes de ta présence
lorsque résonnent les assonances de tes escarpins
dessus les mousses des sentes de notre domaine,
dans les bois et les forêts du Maine,
les animaux te révèrent,
et à ta vue, les sources s’arrêtent de couler,
subjuguées par ta beauté,
les animaux te révèrent,
et à ta vue, les sources s’arrêtent de couler,
subjuguées par ta beauté,
quant à moi, humble poétesse,
je te récite à tout instant
des odes saphiques que le vent emporte
par delà les océans et les continents.
je te récite à tout instant
des odes saphiques que le vent emporte
par delà les océans et les continents.
Dès l’aube, je sors de notre borde,
et je cueille des fleurs des champs,
je caresse l’or des genêts, puis de retour dans notre chambre,
je t’évoque, agenouillée, le sceau mystique de notre Passion,
et je cueille des fleurs des champs,
je caresse l’or des genêts, puis de retour dans notre chambre,
je t’évoque, agenouillée, le sceau mystique de notre Passion,
tu viens alors vers moi, et tu déposes, attendrie,
sur mes lèvres l’émoi d’un baiser,
car je suis l’Élue d’entre les élues,
celle qui t’édicte des langueurs de chair et de tendresse.
sur mes lèvres l’émoi d’un baiser,
car je suis l’Élue d’entre les élues,
celle qui t’édicte des langueurs de chair et de tendresse.
Je me relève alors, j’ôte ton déshabillé de soie,
et en robe de nudité, comme toi,
je te conduis dessus l’autel de nos désirs,
tu cries, tu halètes, ô mon Impératrice de Grâce,
et en robe de nudité, comme toi,
je te conduis dessus l’autel de nos désirs,
tu cries, tu halètes, ô mon Impératrice de Grâce,
tes seins haut plantés, fiers et lourds,
tressautent à chacun de tes mouvements,
j’explore ta rivière d’amour,
et soudain,
tressautent à chacun de tes mouvements,
j’explore ta rivière d’amour,
et soudain,
tu distilles au monde des sanglots de Jouissance,
tu te cambres, appuyée sur tes talons,
ta poitrine
vers les solives des cieux,
tu te cambres, appuyée sur tes talons,
ta poitrine
vers les solives des cieux,
et tu hurles ta joie d’être Femme.
Je te berce maintenant jusqu’à notre prochaine houle,
tandis que j’inscris sur le fronton du monde, prêtresse de Sappho,
la délicatesse de nos amours si belles et si féminines !
Je te berce maintenant jusqu’à notre prochaine houle,
tandis que j’inscris sur le fronton du monde, prêtresse de Sappho,
la délicatesse de nos amours si belles et si féminines !
Sophie Rivière
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