rivière
Maître Poète
Le rondel de notre romance
Dans
l’air fiévreux du crépuscule
où se recueillent
les babillements des merles,
je te revois,
ma Fée,
lorsque flottaient
les cerises de tes lèvres
dans
le rondel de notre romance.
Je déposais des baisers
sur ton front de grâce,
la rosée brillait
sur l’étoile de la prée.
Après une longue promenade,
nos paumes s’enlaçaient,
et
nous nous reposions souvent
dans
un bosquet retiré.
Ta beauté réveillait
les bocages,
le vent composait à ton intention
des solfèges de douceur,
non loin de nous, parfois,
une biche enchanteresse,
buvait
l’onde du Loir.
Ô mon angélus de Lumière,
je te tressais
des cantiques de clarté
sur tes paupières d’humilité,
parfois, nous allions sous un chêne,
j’ôtais lentement ta robe de tulle
qui scandait
l’urne de ta joliesse,
tandis que
les lys de mes seins
s’alanguissaient
parmi le cristal de nos gémissements.
Qu’es-tu devenue,
Toi qui tu es partie
un jour d’automne,
sans mot dire,
t’en souviens-tu,
les cygnes glissaient
sur
l’écume du lac de Sillé ?
Reviens-moi,
je t’en supplie,
mon Impératrice de Grâce,
déjà la nature te réclame,
je te dirai des vers
qui
énoncent ta splendeur
et ta sainteté !
Sophie 839
Dans
l’air fiévreux du crépuscule
où se recueillent
les babillements des merles,
je te revois,
ma Fée,
lorsque flottaient
les cerises de tes lèvres
dans
le rondel de notre romance.
Je déposais des baisers
sur ton front de grâce,
la rosée brillait
sur l’étoile de la prée.
Après une longue promenade,
nos paumes s’enlaçaient,
et
nous nous reposions souvent
dans
un bosquet retiré.
Ta beauté réveillait
les bocages,
le vent composait à ton intention
des solfèges de douceur,
non loin de nous, parfois,
une biche enchanteresse,
buvait
l’onde du Loir.
Ô mon angélus de Lumière,
je te tressais
des cantiques de clarté
sur tes paupières d’humilité,
parfois, nous allions sous un chêne,
j’ôtais lentement ta robe de tulle
qui scandait
l’urne de ta joliesse,
tandis que
les lys de mes seins
s’alanguissaient
parmi le cristal de nos gémissements.
Qu’es-tu devenue,
Toi qui tu es partie
un jour d’automne,
sans mot dire,
t’en souviens-tu,
les cygnes glissaient
sur
l’écume du lac de Sillé ?
Reviens-moi,
je t’en supplie,
mon Impératrice de Grâce,
déjà la nature te réclame,
je te dirai des vers
qui
énoncent ta splendeur
et ta sainteté !
Sophie 839