rivière
Maître Poète
Nos chairs aux fines attaches
Nous marchons
dedans les blés
adossées
contre la tendresse de la brune,
le vent agite
le gonfanon de ta chevelure châtaine
et boit nos paroles
qui s’enfuient deci-delà
dans le silence,
vers les sylves et les chemins creux.
La pluie ralentit
parfois notre errance,
nous nous abritons alors
sous le manteau d’une chênaie,
puis notre reprenons notre périple
ignorant les fleurs des éclairs,
puis
l’archet d’éternité
guide
nos pas.
Quand
l’hymne du Désir
saisit nos chairs
aux fines attaches,
nous gagnons un fourré
le cœur battant
où nous goûtons,
hardies,
à même le jardin des mousses,
l’amphore de nos hanches,
les flammes de la Jouissance
sur le festin de nos nudités,
car
sache-le, toi qui me lis,
il n’y a rien de plus beau au Monde
que le quatrain de la Féminité !
Sophie Rivière
Nous marchons
dedans les blés
adossées
contre la tendresse de la brune,
le vent agite
le gonfanon de ta chevelure châtaine
et boit nos paroles
qui s’enfuient deci-delà
dans le silence,
vers les sylves et les chemins creux.
La pluie ralentit
parfois notre errance,
nous nous abritons alors
sous le manteau d’une chênaie,
puis notre reprenons notre périple
ignorant les fleurs des éclairs,
puis
l’archet d’éternité
guide
nos pas.
Quand
l’hymne du Désir
saisit nos chairs
aux fines attaches,
nous gagnons un fourré
le cœur battant
où nous goûtons,
hardies,
à même le jardin des mousses,
l’amphore de nos hanches,
les flammes de la Jouissance
sur le festin de nos nudités,
car
sache-le, toi qui me lis,
il n’y a rien de plus beau au Monde
que le quatrain de la Féminité !
Sophie Rivière