rivière
Maître Poète
Le printemps égrène des cantiques de douceur
Les premières lueurs de l’aube apparaissent,
le ciel triomphal de l’azur embrase
les bocages et les hameaux du Maine,
les oiselles psalmodient des odes de langueurs
le ciel triomphal de l’azur embrase
les bocages et les hameaux du Maine,
les oiselles psalmodient des odes de langueurs
dessus les champs et les sentes,
les suaires des nuages interrogent le chapelet de quiétude,
non loin de moi, saignent les flancs des coteaux,
le printemps égrène des cantiques de douceur.
les suaires des nuages interrogent le chapelet de quiétude,
non loin de moi, saignent les flancs des coteaux,
le printemps égrène des cantiques de douceur.
J’erre à la margelle des pétales de clarté, radieuse,
le long du Loir, parmi les amarantes et les violettes
que je cueille parfois, et que je t’offrirai à ton retour
dans notre borde, là où coulent l’Ire et nos souvenirs,
le long du Loir, parmi les amarantes et les violettes
que je cueille parfois, et que je t’offrirai à ton retour
dans notre borde, là où coulent l’Ire et nos souvenirs,
ô ma Sirène, mon amante, toi qui es partie voilà peu
au Mans pour une affaire quelconque,
le vent soulève par à-coups la longue chevelure d’ébène
qui pend au creux de mon dos,
au Mans pour une affaire quelconque,
le vent soulève par à-coups la longue chevelure d’ébène
qui pend au creux de mon dos,
les roses s’éveillent sous le faix des rayons,
la Paix règne en mon coeur, parfois le cristal du soleil
caresse la sensualité de ma peau.
Ma robe courte noire de lin transparente et mes bas de soie
la Paix règne en mon coeur, parfois le cristal du soleil
caresse la sensualité de ma peau.
Ma robe courte noire de lin transparente et mes bas de soie
magnifient les collines de mes seins lourds,
et la plaine de ma Toison-corolle
où mes doigts s’aventurent dès que je suis seule, nue,
face au beffroi des blés, face à la fierté du zénith,
et la plaine de ma Toison-corolle
où mes doigts s’aventurent dès que je suis seule, nue,
face au beffroi des blés, face à la fierté du zénith,
ou sur la moiteur de notre couche,
je geins, je hoquette des versets de lumière,
je hurle emportée par l’archipel de ma Jouissance si belle,
puis je bois dans le Saint-chrême de mes mains le lait de ma sève.
je geins, je hoquette des versets de lumière,
je hurle emportée par l’archipel de ma Jouissance si belle,
puis je bois dans le Saint-chrême de mes mains le lait de ma sève.
Bientôt, je t’attendrai à la gare, je te prendrai par ta dextre,
et sans mot dire, je te conduirai dans un bosquet à l’abri des regards,
j’ôterai tes habits, je ferai de même,
je garderai mes porte-jarretelles, je te coucherai
et sans mot dire, je te conduirai dans un bosquet à l’abri des regards,
j’ôterai tes habits, je ferai de même,
je garderai mes porte-jarretelles, je te coucherai
sur le baldaquin des mousses, je te posséderai sans cesse,
tu brameras mon nom de sagesse, accrochée à mes flancs,
et à mes mamelons,
et tu deviendras Mienne pour l’éternité !
tu brameras mon nom de sagesse, accrochée à mes flancs,
et à mes mamelons,
et tu deviendras Mienne pour l’éternité !
Sophie Rivière
Dernière édition: