rivière
Maître Poète
Le jour éclot à la vigie des fougères
Le jour éclot à la vigie des fougères,
je m’élance à la proue de l’Univers,
tandis que les oiselles arpentent les solstices des zéniths,
je marche de vague en vague sur le limon des saisons,
je m’élance à la proue de l’Univers,
tandis que les oiselles arpentent les solstices des zéniths,
je marche de vague en vague sur le limon des saisons,
sur les faisceaux des sentes,
magnifiée par la brise de tes mots,
ô ma Sirène de douceur, mon Impératrice de liesse,
Toi la messagère de mes émois.
magnifiée par la brise de tes mots,
ô ma Sirène de douceur, mon Impératrice de liesse,
Toi la messagère de mes émois.
Mes ailes de libellule me guident
jusqu’à l’océan de ta Grâce,
jusqu’à la mare des étoiles qui brillent en tes iris,
moi qui n’ai à t’offrir
jusqu’à l’océan de ta Grâce,
jusqu’à la mare des étoiles qui brillent en tes iris,
moi qui n’ai à t’offrir
que quelques odes saphiques,
et des pierreries de lune,
écoute l’olifant des ruisseaux du Maine,
et les scansions de mes escarpins dessus la prée.
et des pierreries de lune,
écoute l’olifant des ruisseaux du Maine,
et les scansions de mes escarpins dessus la prée.
Je me dirige vers Toi,
vêtue de ma micro-robe de tulle,
et de mes bas de soie,
illumine-moi,
vêtue de ma micro-robe de tulle,
et de mes bas de soie,
illumine-moi,
étanche ta soif
dans le châle de mes soleils,
placarde sur les murs des villes
la poésie infinie de nos Amours.
dans le châle de mes soleils,
placarde sur les murs des villes
la poésie infinie de nos Amours.
Je vogue sur la nudité de ta clarté,
sur la bogue de ta sainteté,
sur les éclats de tes rires,
embaume-moi de ta Lumière,
sur la bogue de ta sainteté,
sur les éclats de tes rires,
embaume-moi de ta Lumière,
je me cambre,
les donjons de mes seins gonflés de désir
exigent l’écume de tes lèvres,
et le printemps de ta Chair,
les donjons de mes seins gonflés de désir
exigent l’écume de tes lèvres,
et le printemps de ta Chair,
magnifie-moi de ta Tendresse.
Bientôt, à mon arrivée, en ta borde, dans les bois,
étends-moi sur la fraîcheur de ta couche d’ivoire, et
récite-moi le calice de ma Splendeur !
Bientôt, à mon arrivée, en ta borde, dans les bois,
étends-moi sur la fraîcheur de ta couche d’ivoire, et
récite-moi le calice de ma Splendeur !
Sophie Rivière
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