Somnambule
Nouveau poète
À Joël,
Le cuir et la peau.
On fait pas semblant de vieillir
Les mêmes griffures à nos cuirs
Mêmes cicatrices à nos peaux
Chacun sait ce que l'autre vaut
Et qu'il a plus trop d'illusions
Quand son cuir se frotte aux visons
Rien n'est acquis, rien n'est certain
Que ce qu'on achète aux putains.
On a transpiré trop longtemps
Le sang et le ressentiment
Ce qu'on avait s'est arraché
On en est que plus écorchés
Et on se tape dans le dos
À tour de rôle sur la peau
En espérant redécouvrir
Ce qui palpitait sous le cuir.
On fait pas semblant de choisir
Noir est la couleur du bon cuir
Ça ne colle pas qu'à la peau
À nos yeux tout le reste est faux
C'est écrit au fond de nos bières
Et pas en lettres de lumière
On est pas frais damnés du jour
Criez guitares et gueule, amour.
On aura signé trop souvent
Les contrats du vide et du vent
Trop d'accords et trop de marchés
On en est que plus écorchés
Et on se tape dans le dos
À tour de rôle sur la peau
En espérant redécouvrir
Ce qui palpitait sous le cuir.
Et on se tape dans le dos
Parfois je t'arrache un sanglot
Je sais trop bien ce qu'il veut dire
Parfois tu m'arraches un sourire
Et on se tape dans le dos
Tu sais qu'aussi j'ai le cœur gros
Chacun connaît l'autre c'est dire
Comme sa peau, comme son cuir.
29.03.11
Le cuir et la peau.
On fait pas semblant de vieillir
Les mêmes griffures à nos cuirs
Mêmes cicatrices à nos peaux
Chacun sait ce que l'autre vaut
Et qu'il a plus trop d'illusions
Quand son cuir se frotte aux visons
Rien n'est acquis, rien n'est certain
Que ce qu'on achète aux putains.
On a transpiré trop longtemps
Le sang et le ressentiment
Ce qu'on avait s'est arraché
On en est que plus écorchés
Et on se tape dans le dos
À tour de rôle sur la peau
En espérant redécouvrir
Ce qui palpitait sous le cuir.
On fait pas semblant de choisir
Noir est la couleur du bon cuir
Ça ne colle pas qu'à la peau
À nos yeux tout le reste est faux
C'est écrit au fond de nos bières
Et pas en lettres de lumière
On est pas frais damnés du jour
Criez guitares et gueule, amour.
On aura signé trop souvent
Les contrats du vide et du vent
Trop d'accords et trop de marchés
On en est que plus écorchés
Et on se tape dans le dos
À tour de rôle sur la peau
En espérant redécouvrir
Ce qui palpitait sous le cuir.
Et on se tape dans le dos
Parfois je t'arrache un sanglot
Je sais trop bien ce qu'il veut dire
Parfois tu m'arraches un sourire
Et on se tape dans le dos
Tu sais qu'aussi j'ai le cœur gros
Chacun connaît l'autre c'est dire
Comme sa peau, comme son cuir.
29.03.11