rivière
Maître Poète
Le cristal du Désir
Avant de te connaître,
ma Fée,
j’ai erré, solitaire,
ignorante
de l’odeur des baisers,
et de la chaleur d’un téton,
ma robe était mon suaire,
l’haleine des cieux
ne berçait pas mes narines,
les chemins connurent
le flux de mes escarpins
sur l’accablement des fleurs,
seul le vent
savait
la sève de mes larmes.
Je te rencontrai
alors que
tu marchais, impériale,
dans ton fourreau de lin,
parmi
les cierges de l’aurore.
Ensorcelée par ta Lumière,
je te suivis dedans une sente,
et je te déclarai ma flamme,
tu me pris
alors par la main,
tu me couchas
à même
les
vitraux de mousse,
et étendue
contre l’archipel de mes seins,
tu ôtas mes vêtements.
Je connus des heures durant
pour
la première fois
la langueur de la perversité,
le
cristal du Désir,
tu célébras
de tes paumes graciles
les lys de mes seins,
l’or de mes aisselles,
tes doigts pénétrèrent
en l’incarnat de ma matrice,
bientôt je ne fus plus
qu’halètements, soupirs,
soudain,
je hurlai
la fulgurance de la Jouissance,
et
tu m’offris à genoux
le reliquaire de ma cyprine,
ô ma Vénérée,
et depuis lors,
nous vivons ensemble,
et
nous déflorons jour après jour,
la châsse de Grâce de l’Amour,
et les pétales de la Tendresse !
Sophie Rivière
Avant de te connaître,
ma Fée,
j’ai erré, solitaire,
ignorante
de l’odeur des baisers,
et de la chaleur d’un téton,
ma robe était mon suaire,
l’haleine des cieux
ne berçait pas mes narines,
les chemins connurent
le flux de mes escarpins
sur l’accablement des fleurs,
seul le vent
savait
la sève de mes larmes.
Je te rencontrai
alors que
tu marchais, impériale,
dans ton fourreau de lin,
parmi
les cierges de l’aurore.
Ensorcelée par ta Lumière,
je te suivis dedans une sente,
et je te déclarai ma flamme,
tu me pris
alors par la main,
tu me couchas
à même
les
vitraux de mousse,
et étendue
contre l’archipel de mes seins,
tu ôtas mes vêtements.
Je connus des heures durant
pour
la première fois
la langueur de la perversité,
le
cristal du Désir,
tu célébras
de tes paumes graciles
les lys de mes seins,
l’or de mes aisselles,
tes doigts pénétrèrent
en l’incarnat de ma matrice,
bientôt je ne fus plus
qu’halètements, soupirs,
soudain,
je hurlai
la fulgurance de la Jouissance,
et
tu m’offris à genoux
le reliquaire de ma cyprine,
ô ma Vénérée,
et depuis lors,
nous vivons ensemble,
et
nous déflorons jour après jour,
la châsse de Grâce de l’Amour,
et les pétales de la Tendresse !
Sophie Rivière