rivière
Maître Poète
Le chandelier du matin éclaire l’ambre de ma chair
Les roses des lueurs m’accueillent
parmi l’air languissant, parmi la splendeur des astres,
tandis que je m’éveille, en notre maison,
baignée par l’odeur des ancolies et des hyacinthes de notre jardin.
parmi l’air languissant, parmi la splendeur des astres,
tandis que je m’éveille, en notre maison,
baignée par l’odeur des ancolies et des hyacinthes de notre jardin.
Tu dors encore, ma Sirène, ma Maîtresse, ma Divine,
dessus l’ivoire de notre couche,
je me lève lentement pour ne pas t’éveiller,
j’allume des bâtonnets d’encens,
dessus l’ivoire de notre couche,
je me lève lentement pour ne pas t’éveiller,
j’allume des bâtonnets d’encens,
le chandelier du matin éclaire l’ambre de ma chair,
mon infinie chevelure pend à la vergue de mes reins,
la Toison enchanteresse de mon pubis
luit dans la pénombre.
mon infinie chevelure pend à la vergue de mes reins,
la Toison enchanteresse de mon pubis
luit dans la pénombre.
Une cloche égrène lentement
les syllabes d’une plainte,
les stèles des nuages passent au loin,
la Paix règne dans l’hymne des bocages, et des hameaux.
les syllabes d’une plainte,
les stèles des nuages passent au loin,
la Paix règne dans l’hymne des bocages, et des hameaux.
Assise en robe de nudité devant ma psyché,
je songe à nos joutes d’amour,
l’envie monte en moi,
et
je songe à nos joutes d’amour,
l’envie monte en moi,
et
et mes paumes glanent avec ma dextre et ma senestre
les appâts de mon buste,
puis descendent en ma rivière d’amour
jusqu’à la grotte de ma matrice,
les appâts de mon buste,
puis descendent en ma rivière d’amour
jusqu’à la grotte de ma matrice,
je gémis, je halète, je scande des sonnets de magnificence,
et le lait de ma sève sourd, je deviens Jouissance, je deviens Femme,
soudain, réveillée par mes cris de biche,
tu viens vers moi,
et le lait de ma sève sourd, je deviens Jouissance, je deviens Femme,
soudain, réveillée par mes cris de biche,
tu viens vers moi,
et agenouillée, face à la cathédrale de mon allégresse,
tu recueilles en tes paumes
le Saint-chrême de ma Grâce,
puis,
tu recueilles en tes paumes
le Saint-chrême de ma Grâce,
puis,
les seins durcis de Désir, tu m’étends à même le sol,
et ardente, ô ma Souveraine,
tu glorifies pour toujours
les sanglots de mes ruts !
et ardente, ô ma Souveraine,
tu glorifies pour toujours
les sanglots de mes ruts !
Sophie Rivière
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