rivière
Maître Poète
Le calice de nos amours
Il est en Sarthe
un étang où somnolent
le long des rives
des iris et des éphémères
que
tu glanes
lors de nos promenades,
ma Douce,
quand
tombe
le
crépuscule.
Il n’est pas rare
que tu prennes ton luth
pour signer
sur
le tableau de nos fronts
le calice de nos amours si belles.
Ton chant s’élève alors
dans le silence
parmi
la valse des herbes folles,
parmi
les cygnes qui folâtrent au loin.
Je vais vers toi,
nous nous enlaçons,
glissons lentement
dessus
les dentelles d’ombre
pour glaner
les lys de ta tendresse,
et, agenouillée devant
la voussure de tes seins de gloire,
je caracole la certitude de ta lumière,
puis,
bouche contre bouche,
je
moissonne
les
stances de tes chagrins de Plaisir !
Sophie Rivière
Il est en Sarthe
un étang où somnolent
le long des rives
des iris et des éphémères
que
tu glanes
lors de nos promenades,
ma Douce,
quand
tombe
le
crépuscule.
Il n’est pas rare
que tu prennes ton luth
pour signer
sur
le tableau de nos fronts
le calice de nos amours si belles.
Ton chant s’élève alors
dans le silence
parmi
la valse des herbes folles,
parmi
les cygnes qui folâtrent au loin.
Je vais vers toi,
nous nous enlaçons,
glissons lentement
dessus
les dentelles d’ombre
pour glaner
les lys de ta tendresse,
et, agenouillée devant
la voussure de tes seins de gloire,
je caracole la certitude de ta lumière,
puis,
bouche contre bouche,
je
moissonne
les
stances de tes chagrins de Plaisir !
Sophie Rivière