rivière
Maître Poète
Le bruissement d’un émoi
Les heures s’égrènent non loin de là
au clocher de l’église,
nul bruit n’éveille dans les entours
les cendres de la nuit.
Les rayons de lune courent sur
le taffetas de nos fourreaux de brocart
et de nos bas qui somnolent sur
le sol de notre chambre.
Tu n’as pas combattu
quand les suppliques de mon adoration
ont délacé la fragilité de tes paupières, et
que l’élan de ma chair a moissonné ta chair,
ton regard a chaviré
à l’annonce de mes paumes qui
reposent parmi la tendresse de tes lèvres
et l’amandier de tes seins.
L’ivoire de ta peau brille
dessus la stance du printemps,
un coq chante l’arrivée de l’aurore,
la nature s’éveille, levons-nous, ma fée de feu,
nous reprendrons ce soir
notre alliance de chair et d’âme,
et je déposerai sur ta couche et tes lèvres
le bruissement d’un émoi !
Sophie Rivière
Les heures s’égrènent non loin de là
au clocher de l’église,
nul bruit n’éveille dans les entours
les cendres de la nuit.
Les rayons de lune courent sur
le taffetas de nos fourreaux de brocart
et de nos bas qui somnolent sur
le sol de notre chambre.
Tu n’as pas combattu
quand les suppliques de mon adoration
ont délacé la fragilité de tes paupières, et
que l’élan de ma chair a moissonné ta chair,
ton regard a chaviré
à l’annonce de mes paumes qui
reposent parmi la tendresse de tes lèvres
et l’amandier de tes seins.
L’ivoire de ta peau brille
dessus la stance du printemps,
un coq chante l’arrivée de l’aurore,
la nature s’éveille, levons-nous, ma fée de feu,
nous reprendrons ce soir
notre alliance de chair et d’âme,
et je déposerai sur ta couche et tes lèvres
le bruissement d’un émoi !
Sophie Rivière
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