rivière
Maître Poète
L’aurore soulevait ses paupières
Je vais à ton domicile sur les quais de Seine,
ô ma Douce, mon amante,
alors que fuient les voiles de la nuit,
ô ma Douce, mon amante,
alors que fuient les voiles de la nuit,
toi que j’ai connue au printemps dernier, en Sarthe,
près de la cathédrale Saint-Julien, au Mans.
Rappelle-toi, l’aurore soulevait ses paupières,
près de la cathédrale Saint-Julien, au Mans.
Rappelle-toi, l’aurore soulevait ses paupières,
je me hâtais de gagner mon travail,
le souffle soulevait par à-coups
ma robe de satin, mes bas de soie
le souffle soulevait par à-coups
ma robe de satin, mes bas de soie
se miroitaient dans l’eau des fontaines,
seule la scansion de mes escarpins brisait l’eau du silence,
quand je t’ai remarquée, non loin de moi,
ta longue chevelure brune pendait jusqu’à la misaine de tes reins,
ta Grâce attira le vin de mon coeur.
Subjuguée par les strophes de ta joliesse,
seule la scansion de mes escarpins brisait l’eau du silence,
quand je t’ai remarquée, non loin de moi,
ta longue chevelure brune pendait jusqu’à la misaine de tes reins,
ta Grâce attira le vin de mon coeur.
Subjuguée par les strophes de ta joliesse,
j’allai vers toi, et je te déclarai à genoux
les pétales de mon amour, les roses de ta féminité,
tu me souris, hiératique,
les pétales de mon amour, les roses de ta féminité,
tu me souris, hiératique,
puis, prêtresse de Sappho, tu me conduisis sans mot dire
en la chambre de ton hôtel,
tu m’effeuillas, songeuse, puis tu honoras des heures durant
en la chambre de ton hôtel,
tu m’effeuillas, songeuse, puis tu honoras des heures durant
le tertre de mes seins arrogants et lourds,
la double amphore de mes hanches,
et l’hermine de mon pertuis,
je hurlai des odes de Jouissance,
et tu récoltas le nectar de mes blanches noces
que nous partageâmes, puis, câline je m’endormis
la double amphore de mes hanches,
et l’hermine de mon pertuis,
je hurlai des odes de Jouissance,
et tu récoltas le nectar de mes blanches noces
que nous partageâmes, puis, câline je m’endormis
en la critique de tes bras, tu repartis peu après dans la capitale.
Aujourd’hui je veux te posséder,
et t’emmener à mon tour sur les rivages de la Félicité,
Aujourd’hui je veux te posséder,
et t’emmener à mon tour sur les rivages de la Félicité,
et te faire partager sans cesse
l’éloquence de nos sens grisés,
et les lys de notre Passion si pure et si délicate !
l’éloquence de nos sens grisés,
et les lys de notre Passion si pure et si délicate !
Sophie Rivière
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