jackharris
Nouveau poète
Je vous livre ci-dessous le passage sur l’amitié qui est extrait de "L’invisible raison" et je vous en souhaite une bonne lecture.
L’amitié
Parler de l’amitié m’apparaît moins digeste
Car ce mot, trop souvent, comme un poison empeste.(3)
Il est ce bel amour comblé de prétendants
Dont bien peu sont sincères en n’étant pas pédants.
En effet, l’amitié est comme une valise
Où chacun veut jurer y placer sa chemise
Mais quand, l’instant venu, on redoute un frisson,
On se rétracte alors en demandant pardon.
L’amitié sans douleur n’est vraiment pas sincère,
Cela revient parfois à soigner un ulcère
Or, adoucir le temps de quelqu’un qui se meurt
Ne se fait pas ainsi, sans crainte ni sans heurt.
Devoir se dévouer à chaque instant qui passe
Oblige à se couvrir d’une épaisse cuirasse
Pour supporter l’affront, le mécontentement,
De souffrir le mépris, peut-être injustement,
Car donner à l’ami peut créer la morsure
Quand on poursuit le but de fermer la blessure.
Il faut tout supporter, sans le moindre détour,
L’amitié est plus riche et grande que l’amour
Car plus que généreuse elle est, aussi, fort belle
Bien qu’étant dépourvue de l’envie sexuelle.
De là provient l’objet qui en fait la valeur
Et, semblable à un lys, elle embaume le cœur.
Ce noble sentiment qui est si grandiose
Amène à se porter dans une apothéose
Où l’on donne à autrui d’un geste généreux,
Que devant le " merci " l’on se sent tout honteux.
Quand l’ami est brisé, on souffre de sa peine,
Partageant son destin, ainsi que sa déveine,
Nous découvrons l’horreur et accusons ses maux,
Nous nous sentons meurtris sous le coup des fléaux.
Pourtant, nous sommes là, pour porter la lumière
Pareils à ce soldat qui soutient la bannière
Et avance, intrépide, au centre du combat,
Ignorant le boulet qui, près de lui, s’abat.
Sa conduite dénote une telle droiture
Que l’ennemi prend peur de cette créature
Car il découvre en elle un être courageux
Qui, plus que téméraire, est aussi audacieux.
Or l’exemple qu’il donne, inspire la vaillance
Et celui qui le suit n’a plus de défaillance,
Le courage le prend et l’incite à lutter
Pour parvenir au but où il doit arriver.
Il se sent envahi, repris par la confiance,
Par l’ami qui, devant, assure l’alliance,
Lui ouvre le chemin et, défiant le sort,
L’écarte lentement des griffes de la mort.
L’ami vraiment sincère est un second soi-même,
On le trouve toujours quand survient un problème
Ou que l’on doit résoudre un embarras certain,
Il se tient près de nous pour nous tendre la main,
Pour combattre le mal et la vicissitude
Puis rendre, à notre cœur, toute sa plénitude.
L’ami est mieux qu’un frère, en nous ouvrant ses bras
Il ne saurait donner le baiser de Judas,
Et, dans la perfection, il mène sa conduite
Sans que, jamais, l’orgueil ne vienne par la suite
Entacher son action tant empreinte d’amour
Qu’on en vient au souhait de pouvoir, en retour,
Découvrir l’occasion pour lui payer sa peine,
Mais aura-t-on le droit d’appeler la déveine
Sur celui qui, pour nous, a fait le sacrifice
Refusant, outragé, le moindre bénéfice,
Reviendrait à avoir une sollicitude
Qui serait commandée par notre ingratitude.
Mieux vaut toute une vie rester son débiteur,
Aspirer à sa joie, ainsi qu’à son bonheur.
Parler de l’amitié m’apparaît moins digeste
Car ce mot, trop souvent, comme un poison empeste.(3)
Il est ce bel amour comblé de prétendants
Dont bien peu sont sincères en n’étant pas pédants.
En effet, l’amitié est comme une valise
Où chacun veut jurer y placer sa chemise
Mais quand, l’instant venu, on redoute un frisson,
On se rétracte alors en demandant pardon.
L’amitié sans douleur n’est vraiment pas sincère,
Cela revient parfois à soigner un ulcère
Or, adoucir le temps de quelqu’un qui se meurt
Ne se fait pas ainsi, sans crainte ni sans heurt.
Devoir se dévouer à chaque instant qui passe
Oblige à se couvrir d’une épaisse cuirasse
Pour supporter l’affront, le mécontentement,
De souffrir le mépris, peut-être injustement,
Car donner à l’ami peut créer la morsure
Quand on poursuit le but de fermer la blessure.
Il faut tout supporter, sans le moindre détour,
L’amitié est plus riche et grande que l’amour
Car plus que généreuse elle est, aussi, fort belle
Bien qu’étant dépourvue de l’envie sexuelle.
De là provient l’objet qui en fait la valeur
Et, semblable à un lys, elle embaume le cœur.
Ce noble sentiment qui est si grandiose
Amène à se porter dans une apothéose
Où l’on donne à autrui d’un geste généreux,
Que devant le " merci " l’on se sent tout honteux.
Quand l’ami est brisé, on souffre de sa peine,
Partageant son destin, ainsi que sa déveine,
Nous découvrons l’horreur et accusons ses maux,
Nous nous sentons meurtris sous le coup des fléaux.
Pourtant, nous sommes là, pour porter la lumière
Pareils à ce soldat qui soutient la bannière
Et avance, intrépide, au centre du combat,
Ignorant le boulet qui, près de lui, s’abat.
Sa conduite dénote une telle droiture
Que l’ennemi prend peur de cette créature
Car il découvre en elle un être courageux
Qui, plus que téméraire, est aussi audacieux.
Or l’exemple qu’il donne, inspire la vaillance
Et celui qui le suit n’a plus de défaillance,
Le courage le prend et l’incite à lutter
Pour parvenir au but où il doit arriver.
Il se sent envahi, repris par la confiance,
Par l’ami qui, devant, assure l’alliance,
Lui ouvre le chemin et, défiant le sort,
L’écarte lentement des griffes de la mort.
L’ami vraiment sincère est un second soi-même,
On le trouve toujours quand survient un problème
Ou que l’on doit résoudre un embarras certain,
Il se tient près de nous pour nous tendre la main,
Pour combattre le mal et la vicissitude
Puis rendre, à notre cœur, toute sa plénitude.
L’ami est mieux qu’un frère, en nous ouvrant ses bras
Il ne saurait donner le baiser de Judas,
Et, dans la perfection, il mène sa conduite
Sans que, jamais, l’orgueil ne vienne par la suite
Entacher son action tant empreinte d’amour
Qu’on en vient au souhait de pouvoir, en retour,
Découvrir l’occasion pour lui payer sa peine,
Mais aura-t-on le droit d’appeler la déveine
Sur celui qui, pour nous, a fait le sacrifice
Refusant, outragé, le moindre bénéfice,
Reviendrait à avoir une sollicitude
Qui serait commandée par notre ingratitude.
Mieux vaut toute une vie rester son débiteur,
Aspirer à sa joie, ainsi qu’à son bonheur.