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L'allégorie du printemps de Sandro Botticcelli...

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lyseron

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L'allégorie du Printemps de Sandro Botticcelli...( 1482 )

Au prime abord ; un tableau ressemblant à une tapisserie murale...
Le décor ; Un jardin d'orangers symbolisant la virginité, mais une sombre enclave illuminée par un tapis de fleurs printanières, où s'ébattent des personnages tirés de la mythologie gréco-romaine.
Derrière ces arbres apparaît un ciel bleu d'une grande douceur contrastant avec le vert un peu triste de leurs feuillages.
Au centre, une très belle femme chaussée de sandales d'or, arbore une robe antique plissée, drapée de rouge, découvrant son ventre rond ; fécondité représentée très certainement par Vénus... à moins qu'il ne s'agisse de Marie...Sainte Vierge...
Elle semble bénir de sa main droite, la danse exécutée par trois grâces ( allégories de la beauté, la vertu et la féminité )
Ces dernières forment une ronde, ( à gauche ) enlacées de voiles d'organdi, dévoilant leurs jeunes et jolies courbes, sans pudeur.
Touche légère et délicate totalement réussie par le maître...
Au-dessus du personnage central, Éros, les yeux bandés, (« l'amour rend aveugle ») s'apprête à décocher une flèche en direction des danseuses inconscientes du danger...
A leur gauche, un fort bel homme entre en scène, ( Mercure, messager des dieux ) coiffé d'un casque, chaussé de sandales ailées, un drapé rouge pour tout vêtement...portant épée en bandoulière...il semble inspecter le ciel , bras droit levé, muni d'un simple caducée, avec intention de chasser les nuages...
A droite, caché dans la végétation, apparaît un ange bleu, ( Zéphyr ) gonflant ses joues, l'air inquiétant. Son dessein : enlever Chloris, une nymphe florale qui lui lance un regard, subjuguée... Que l'on peut voir se métamorphoser sur la toile, en Flore : déesse des fleurs ( à sa gauche ) vêtue d'une robe champêtre flottant au vent...
Elle couvre le sol de fleurs printanières, d'un geste rappelant l'expression:« Je sème à tout vent... »


L'oeuvre picturale du maître se voit magnifiée, par la présence du personnage central : la femme drapée de rouge qui se découpe très nettement sur le feuillage noir, donne une certaine profondeur à la voûte dentelée située derrière elle, telle un paire d' ailes.. note divine et notion de légèreté...
L'art du peintre repose sur le contraste du jardin très sombre, voire noir et de la lumière apportée par ses personnages qu'il met en valeur, donc en relief, exprimant ainsi le renouveau du Printemps par le biais d'une extraordinaire allégorie.


SANDRO BOTTICCELLI, peintre du Quinzième Siècle

Ce tableau fut caché au Castello di Montegufoni pendant l'occupation allemande et restitué aux Uffizi (Galerie des Offices) après la Seconde Guerre mondiale.
 
Dernière édition:
C'est certainement ce que je lirais à un aveugle ou mal voyant souhaitant que je lui décrive l'oeuvre. Tu as su tout dire et exprimer, que nous ne pouvons, en fermant les yeux, imaginer autre chose que ce que nous voyons en les ouvrant.
Bravo. Bisous
 
Du grand art le tableau du maître et ton écrit quelle culture bravo amicalement Coconat
 
Superbement explicité ce tableau où d'entrée je ne voyais que des dames au ventre rond
enceintes, en sainte, la dame du milieu ? Sans "être" ni "avoir" fauté, un sujet traité
de belle manière et qui fait apprécier encore plus ce qui n'était qu'une belle œuvre picturale !
Bise amicale
 
Quel talent tu possèdes pour décrire et "décrypter" un tableau de maître! de l'art "divin".... J'ai beaucoup appris, merci infiniment...
 
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