rivière
Maître Poète
La villanelle d’un émoi
La pensée est supérieure à la chair,
disent les pères de l’Eglise,
mais
qu’en savent-ils,
eux qui ne parlent que
de devoirs, de poussières
et d’humiliation,
lisez plutôt ce qui suit.
Quand tu viens en ma borde,
à la brune, ma Vénérée,
dans
ta robe de lin et tes escarpins vernis,
les hirondeaux chantent
au loin
la villanelle d’un émoi
qui résonne
par-delà
les bocages,
et
les paroles du silence.
Je te prends par la taille,
nous nous étreignons,
nous retrouvons
les rimes du Plaisir.
Grisée
par l’éloquence de tes courbes,
je te dirige
vers la profondeur de ma couche,
étendues l’une dans l’autre
mes paumes frôlent
les lys de ta Féminité,
et tu deviens ma proie,
mes baisers célèbrent
l’autel de tes seins fiers,
l’océan de tes courbes,
l’archipel de ton pertuis
qui se dresse
triomphant
parmi
l’arche de ta Lumière,
parmi
l’hymne de nos moiteurs,
mes doigts te tourmentent,
et tu t’ouvres aux abysses de l’Amour,
jusqu’
aux
sanglots
de l’extase.
Tu gis,
maintenant,
accrochée
au violon de mes hanches,
mais bientôt,
tu me posséderas,
mon Amante,
face aux coraux du matin !
Sophie Rivière
La pensée est supérieure à la chair,
disent les pères de l’Eglise,
mais
qu’en savent-ils,
eux qui ne parlent que
de devoirs, de poussières
et d’humiliation,
lisez plutôt ce qui suit.
Quand tu viens en ma borde,
à la brune, ma Vénérée,
dans
ta robe de lin et tes escarpins vernis,
les hirondeaux chantent
au loin
la villanelle d’un émoi
qui résonne
par-delà
les bocages,
et
les paroles du silence.
Je te prends par la taille,
nous nous étreignons,
nous retrouvons
les rimes du Plaisir.
Grisée
par l’éloquence de tes courbes,
je te dirige
vers la profondeur de ma couche,
étendues l’une dans l’autre
mes paumes frôlent
les lys de ta Féminité,
et tu deviens ma proie,
mes baisers célèbrent
l’autel de tes seins fiers,
l’océan de tes courbes,
l’archipel de ton pertuis
qui se dresse
triomphant
parmi
l’arche de ta Lumière,
parmi
l’hymne de nos moiteurs,
mes doigts te tourmentent,
et tu t’ouvres aux abysses de l’Amour,
jusqu’
aux
sanglots
de l’extase.
Tu gis,
maintenant,
accrochée
au violon de mes hanches,
mais bientôt,
tu me posséderas,
mon Amante,
face aux coraux du matin !
Sophie Rivière