MitsukiPink
Nouveau poète
Chaque année c'est la même chose, la même rengaine, les mêmes refrains qui reviennent encore et toujours, ces mêmes chants ecclésiastiques qui me hantent, qui se répètent en boucle dans ma tête, qui heurtent les parois de mon crâne en refusant d'en sortir, me ramenant à la triste réalité.
Chaque année ce sont les mêmes mots que je dois ressortir, le même récit qui me peine et que je me force à raconter comme s'il fallait à tout prix que je justifie mes opinions, cette même histoire qui me fait cauchemarder chaque nuit de Décembre.
La neige revient.
Cette neige que je hais plus que tout.
Cette saleté blanche et froide comme un squelette, gelée comme la mort elle-même.
Et elle revient, inlassable, à la même période de l'année, bloquant les courageux travailleurs, causant accidents et chutes graves.
Comment peut-on aimer cette poudre blanche ?
Quand la température baisse, les yeux s'illuminent et chacun espère dans son cœur que les flocons descendent de ce ciel gris et terne pour faire briller nos routes et les toits de nos humbles chaumières.
La pureté blanchâtre de cette robe de mariée glacée s'allie à ravir avec le costume noir de mes idées, et la peau d'albâtre qui recouvre nos rues est digne du cadavre le plus froid traînant au fin fond de la plus étincelante des morgues.
Cette vierge sans salissure porte la plus ravissante des robes d'eau et la plus belle parure de glace, alliant finesse et fragilité, mêlant chaleur humaine et froideur céleste, faisant se rencontrer périodiquement les Cieux et la Terre, l'eau et la matière.
Et pourtant je la hais, cette neige.
Je la hais pour ce qu'elle m'a pris et ce qu'elle ne me rendra jamais.
Tu peux fondre tant que tu veux, il est trop tard.
Un souffle s'est éteint pendant que le tien se répandait sur le monde, un cœur a cessé de battre tandis que tu en faisais trépigner mille autres.
J'ai perdu mon père le jour où tu as commencé à étendre ton manteau blafard sur la route qui menait à son travail, le jour où tu as décidé de prendre une vie parmi les bons pour qu'une âme douce te rejoigne dans ton antre solitaire, près de tes nuages de glaces.
Chaque année ce sont les mêmes mots que je dois ressortir, le même récit qui me peine et que je me force à raconter comme s'il fallait à tout prix que je justifie mes opinions, cette même histoire qui me fait cauchemarder chaque nuit de Décembre.
La neige revient.
Cette neige que je hais plus que tout.
Cette saleté blanche et froide comme un squelette, gelée comme la mort elle-même.
Et elle revient, inlassable, à la même période de l'année, bloquant les courageux travailleurs, causant accidents et chutes graves.
Comment peut-on aimer cette poudre blanche ?
Quand la température baisse, les yeux s'illuminent et chacun espère dans son cœur que les flocons descendent de ce ciel gris et terne pour faire briller nos routes et les toits de nos humbles chaumières.
La pureté blanchâtre de cette robe de mariée glacée s'allie à ravir avec le costume noir de mes idées, et la peau d'albâtre qui recouvre nos rues est digne du cadavre le plus froid traînant au fin fond de la plus étincelante des morgues.
Cette vierge sans salissure porte la plus ravissante des robes d'eau et la plus belle parure de glace, alliant finesse et fragilité, mêlant chaleur humaine et froideur céleste, faisant se rencontrer périodiquement les Cieux et la Terre, l'eau et la matière.
Et pourtant je la hais, cette neige.
Je la hais pour ce qu'elle m'a pris et ce qu'elle ne me rendra jamais.
Tu peux fondre tant que tu veux, il est trop tard.
Un souffle s'est éteint pendant que le tien se répandait sur le monde, un cœur a cessé de battre tandis que tu en faisais trépigner mille autres.
J'ai perdu mon père le jour où tu as commencé à étendre ton manteau blafard sur la route qui menait à son travail, le jour où tu as décidé de prendre une vie parmi les bons pour qu'une âme douce te rejoigne dans ton antre solitaire, près de tes nuages de glaces.