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LA MUSE

benoit la plume

Maître Poète
LA MUSE

Elle s’envoyait du Saint-Estèphe
A la santé du Sud-Ouest,
Faisant chanter le Bordelais
Au tréfonds des banlieues gelées.

Je l’admirais comme un point mousse.
Sa longue chevelure rousse,
Telle une torche, un fumigène,
Dissipait le noir de la gêne.

Et sa faconde, et son accent,
Ses mots d’hier, ses mots d’avant
Qu’elle emmêlait à son parler,
Et son humour en décalé.

Des siècles entiers nous séparaient,
Mais en bateau désamarré,
J’avais des envies de voyage,
De transgression d’enfant pas sage.

Ma Bordelaise de Saint-Germain,
De quoi seront tes lendemains ?
Jusqu’où t’emmèneront tes pas
De traversière ? Je ne sais pas.

Mais je sais que là où tu es
L’en est qui se feraient tuer
Pour un peu de chemin, de route
A tes côtés, ou dans les soutes

De ton grand cœur de Bordelaise,
Qui fait aimer la vie, la baise,
Et les matins de grand soleil,
Et le bon vin qui nous éveille.

Moi qui suis vieux comme les falaises,
Des décatis et des obèses
Pour copains de génération,
Il ne me reste que l’émotion

De t’éveiller sur du papier
En mots de danse, en déshabillé,
En fleur des champs sur un rocher
Qui fait ma vie moins amochée.

Je ne suis plus que platonique,
C’est pas souvent que je les nique,
Mais quelle ivresse quand je dessine
Le joli nom de Clémentine.
 
J'espère que tu n'auras pas de pépins avec Clémentine belle aventure narrée bravo amicalement Kinkin
 
Hélas on ne peut pas être et avoir été
Un peu coquinou mais agréable à lire
 
Un petit regret de ne plus la baiser..!!

Mais tu en parles si bien que la clémentine au vin..
Cela doit pas être désagréable au palais..
Ou ailleurs !

Bien écrit dans ce style qui est tien..

Et que J'm beaucoup, beaucoup...

Bises Benoît

Qd tu peux bipes moi..
Tu connais la raison..
Jojo
 
Je retiens ces deux vers :
"Il ne me reste que l’émotion
De t’éveiller sur du papier"
qui je trouve est une belle définition de la Muse !
 
Toujours une plume qui coure
qui suit tous les sentiments
les plus simples aux plus tranquilles,
les plus doux, les plus vaillants!

Merci beaucoup Benoît,
amitiés, Poly
 
une clémentine au St Estèphe ça vaut bien une cerise à l'eau de vie, et ça donne un beau poème
qui donne envie de chanter qu'il est bien court le temps des clémentines où l'on s'en va deux cueillir en rêvant .....
 
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