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La mille et unième nuit

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion percy
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percy

Nouveau poète






Ce soir hors du harem je passe ma première nuit

Après mille longs jours passés dans le luxe et l’ennui

Sur la couche princière appelée à minuit



Cette nuit je connaîtrai à mon tour l’étreinte d’un duc

Je n’aurai pas à subir ce soir des gras eunuques

L’haleine avinée et les baisers dans la nuque



Ces soirées qu’entre odalisques l’on ne passe

Qu’à se cajoler tant et tant qu’on se lasse

À attendre le matin à se caresser devant la glace



Cette nuit mes flancs récolteront d’un prince la brûlante liqueur

D’un membre en majesté ils éprouveront la noble vigueur

Dans ma chair et sur ma peau je goûterai sa luxure et sa sueur



Depuis que je l’ai aperçu un jour de ma fenêtre

Je me consume du regret de ne pas le connaître

Car en moi l’amour et le désir secrètement il a fait naître



Que les concubines à mots effrontés se vantent

Qu’il a pu les combler jusqu’aux tréfonds à ce point me hante

Que jalousie et envie sans répit dans ma chair me tourmentent



Toute la journée à parfaire ma mise je m’emploie

Me parfume, m’apprête et me pare de soie

Afin qu’au moment tant chéri ma beauté se déploie



Je ressens déjà les effets de l’excitation

Ce soir c’est à mon festin que rugira le lion

Dans mes entrailles que jaillira le feu du dragon



A travers les appartements impériaux je suis conduite

Et dans la chambre du roi enfin introduite

Où il me rejoint après avoir quitté sa table et sa suite



Après un regard sur moi il s’étend sur sa couche

Et j’exécute pour lui ma danse la moins farouche

Lorsqu’il m’ordonne de danser d’un seul mot de sa bouche



Je chaloupe, ondoie et suavement me caresse

Tournoie si lascivement et manifeste avec tant d’adresse

La passion que le désir du roi prestement se dresse



Alors d’un geste il m’invite à venir le rejoindre

C’est l’instant béni où l’on va se conjoindre

Déjà je ressens au plus intime le plaisir m’oindre



Mais sur son lit il me fait aussitôt m’accroupir

Et sans même me laisser le temps de me dévêtir

La tête dans les coussins il m’ordonne d’enfouir



Si c’est en cette position qu’il veut de moi prendre son plaisir

Qui suis-je pour juger que cette façon de me saisir

N’était pas celle dont j’espérais qu’il me désire



Mais soudain il dénude mes blanches et jeunes fesses

Et au creux de mes reins me pénètre et m’agresse

Surprise si brutalement de douleur je m’affaisse



Bientôt la navette de mon seigneur en moi produit ses effets

Tandis que je hurle de souffrance la gelée royale gicle en effet

Et de longs râles de plaisir couronnent son forfait



Mon mignon petit cul, délicieux abricot, sur les draps offert

Je ne crains rien tant qu’il ne replonge son glaive dur comme fer

En moi comme dans le second cercle de l’Enfer



Lui une potion fortifiante vite saisie et avalée

Ma pauvre condition de jeune esclave désolée

L’excite bien au contraire de le faire reculer



Sans ménagement remise en position d’être besognée

Moi qui m’étais dans la joie de transports amoureux imaginée

Avoir été par mon beau prince sans tendresse gitonnée



Et sa flamberge déjà redevenue majuscule

Il écarte mes belles fesses, en force à nouveau l’opercule

Et à grands coups de reins derechef il m’encule



Dans mon fondement il reprend son va-et-vient luxurieux

Jusqu’à ce qu’il y gâche encore un liquide précieux

En tire un nouveau déduit et de moi des sanglots douloureux



Alors que de fatigue il commence enfin à s’endormir

Je n’ai éprouvé à ses assauts nul plaisir

Autre que celui d’à mon seigneur obéir



Aurais-je été jusqu’à la couche de mon prince conduite

Pour être par le seul homme qui m’ait à jamais séduite

De la manière la plus perverse introduite





Mais je me rebelle et ne veux pas finir ma nuit

Sans avoir auprès de mon maître connu le déduit

Fût-ce de mon prince dont je doive ravir l’usufruit



Alors je me dénude et m’approche de lui en gestes lents

Appose doucement le capuchon de mes lèvres sur son gland

Jusqu’à ce qu’il reprenne dans ma bouche vigueur et allant



Puis je l’enjambe et m’empale sur lui délicatement

Ainsi commence à le chevaucher gaillardement

Cherchant à connaître enfin la jouissance également



Bien vite je ressens comme jamais la chaleur de l’orgasme

Ma chair tremble comme parcourue de mille spasmes

Qui redoublent d’intensité lorsque je m’enthousiasme



Qu’à partager mon plaisir mon prince réveillé se déhanche

Ses mains solidement arrimées à mes hanches

Ma chevauché m’apporte la plus voluptueuse des revanches



Mon roi maintenant y met vraiment du sien

Et comme de sa bouche il cherche à me baiser les seins

Je penche le buste pour faciliter ses desseins



Je m’éveille finalement à cet intense bonheur

Que procure la connivence de deux cœurs

Atteignant enlacés du plaisir les ultimes profondeurs



Mes sens n’ont jamais été conviés à pareille intime fête

Qu’importe si pour de mon plaisir m’être mise seule en quête

Dans la cour du palais au matin l’on me coupe la tête



Mais ensemble ils connaîtront cette nuit d’autres orgasmes

Gageons qu’elle survécut à la jouissance de son fantasme

Et lorsqu’à l’aube il fut repris par le démon du désir sodomite

La concubine y éprouva même un plaisir sans limite






























































































































































































































































 
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