rivière
Maître Poète
La mer magnanime de ta Beauté
Les voiles d’or et de soie de la nuit
se sont retirées vers l’occident,
l’aurore ressuscite ce matin
dans la mer magnanime de ta Beauté.
se sont retirées vers l’occident,
l’aurore ressuscite ce matin
dans la mer magnanime de ta Beauté.
Les bocages s’illuminent, en robe de nudité,
les paupières mi-closes, je me remémore la fleur de ta voix,
le miel de tes lèvres sur les miennes,
et les langueurs de ta divine Douceur,
les paupières mi-closes, je me remémore la fleur de ta voix,
le miel de tes lèvres sur les miennes,
et les langueurs de ta divine Douceur,
quand j’ai recueilli hier les flammes d’autel
des mousses et des bois,
parmi la cathédrale des champs d’asphodèles
pour chanter les strophes de ta joliesse,
des mousses et des bois,
parmi la cathédrale des champs d’asphodèles
pour chanter les strophes de ta joliesse,
ô mon Maîtresse, ma Vénérée, ma Sirène,
toi qui dors encore et qui écris sur ma Chair,
à chaque instant,
la royauté de notre Amour.
toi qui dors encore et qui écris sur ma Chair,
à chaque instant,
la royauté de notre Amour.
Je t’ai psalmodié aussi,
alors que le soleil du printemps dardait encore ses rayons,
des odes de Passion et de Désir,
puis nous sommes rentrées dans notre borde,
alors que le soleil du printemps dardait encore ses rayons,
des odes de Passion et de Désir,
puis nous sommes rentrées dans notre borde,
et nous avons jouté d’amour dès la brune,
je me suis étendue, tu t’es agenouillée dessus notre couche,
j’ai crié, j’ai gémi de liesse, j’ai hoqueté,
tu as honoré mes seins arrogants et lourds,
je me suis étendue, tu t’es agenouillée dessus notre couche,
j’ai crié, j’ai gémi de liesse, j’ai hoqueté,
tu as honoré mes seins arrogants et lourds,
puis, avec pour seule arme, ta dextre,
tu as pénétré en ma rivière d’amour
jusqu’à ma matrice, et tu m’as transportée
jusqu’à la houle de la Jouissance.
tu as pénétré en ma rivière d’amour
jusqu’à ma matrice, et tu m’as transportée
jusqu’à la houle de la Jouissance.
Je t’attends, maintenant,
mes sens inapaisés te réclament,
je te veux, ô mon Impératrice d’encens,
possède-moi à nouveau, je t’en supplie,
mes sens inapaisés te réclament,
je te veux, ô mon Impératrice d’encens,
possède-moi à nouveau, je t’en supplie,
reprenons nos folles étreintes,
j’ai tant besoin de ta peau contre ma peau,
de ta Toison-corolle,
viens, je l’exige, et tu boiras le lait de ma Tendresse !
j’ai tant besoin de ta peau contre ma peau,
de ta Toison-corolle,
viens, je l’exige, et tu boiras le lait de ma Tendresse !
Sophie Rivière
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