fil2fer
Poète libéré
La lanterne de l’âne.
Au jour du premier cri le sablier s’inverse,
Et c’est la folle envie de vivre qui nous berce.
L’homme au long de sa vie, chargé comme un bardot
Trainera sa lanterne et non un sac à dos,
Car Confucius a dit, parlant de « l’expérience, »
(Et question de sagesse il mérite confiance)
Qu’elle est une lanterne à chaque individu
Qui n’éclairera que le chemin parcouru.
Certains, pressés, craintifs, se sachant éphémères
Mais se croyant surtout plus vieux que père et mère,
Foncent tête baissée, avec la mort aux trousses
Et mettent vos conseils à l’endroit où on pousse.
Puisque la vie est courte il faut en être avide,
Ils tracent droit devant comme un petit bolide.
Ne regardent jamais dans les rétroviseurs
Sans idée de cueillir les fruits de leurs erreurs.
D’autres sont le contraire et veulent vivre sages,
Persuadés que la vie doit être un beau passage.
Ils multiplient leurs jours en traînant en chemin.
Car ce qui n’est pas cuit sera à point demain.
Chaque chose vécue pour eux est chose apprise,
La sagesse du père ajoute aux bénéfices.
Bien sûr de temps en temps, ils pensent de guingois,
Veulent bien se tromper, mais pas trente six fois.
C’est ainsi qu’il est bon de mener l’existence
Dans la sérénité, libre dans sa patience.
L’ouvrage est à mettre cent fois sur le métier,
Et cette bonne terre en fait de bons potiers.
Et que dire aux autres, congénitaux stupides
Les professeurs « sait tout ! ». Roulez petits bolides !
A la fin du voyage il ne vous reste plus,
Qu’à ruminer seul des « Bon sang si j’avais su ! »
Fil2fer
Le 29/06/2011.
Et c’est la folle envie de vivre qui nous berce.
L’homme au long de sa vie, chargé comme un bardot
Trainera sa lanterne et non un sac à dos,
Car Confucius a dit, parlant de « l’expérience, »
(Et question de sagesse il mérite confiance)
Qu’elle est une lanterne à chaque individu
Qui n’éclairera que le chemin parcouru.
Certains, pressés, craintifs, se sachant éphémères
Mais se croyant surtout plus vieux que père et mère,
Foncent tête baissée, avec la mort aux trousses
Et mettent vos conseils à l’endroit où on pousse.
Puisque la vie est courte il faut en être avide,
Ils tracent droit devant comme un petit bolide.
Ne regardent jamais dans les rétroviseurs
Sans idée de cueillir les fruits de leurs erreurs.
D’autres sont le contraire et veulent vivre sages,
Persuadés que la vie doit être un beau passage.
Ils multiplient leurs jours en traînant en chemin.
Car ce qui n’est pas cuit sera à point demain.
Chaque chose vécue pour eux est chose apprise,
La sagesse du père ajoute aux bénéfices.
Bien sûr de temps en temps, ils pensent de guingois,
Veulent bien se tromper, mais pas trente six fois.
C’est ainsi qu’il est bon de mener l’existence
Dans la sérénité, libre dans sa patience.
L’ouvrage est à mettre cent fois sur le métier,
Et cette bonne terre en fait de bons potiers.
Et que dire aux autres, congénitaux stupides
Les professeurs « sait tout ! ». Roulez petits bolides !
A la fin du voyage il ne vous reste plus,
Qu’à ruminer seul des « Bon sang si j’avais su ! »
Fil2fer
Le 29/06/2011.