rivière
Maître Poète
La coupe d’or du Soleil
Je cueille en mes mains frêles, ce matin, la coupe d’or du Soleil,
et les effluves des amarantes et des violettes,
ces fleurs que tu aimes tant, et que je te donnerai en offrande,
à ton réveil ô ma Sirène, ma Maîtresse,
et les effluves des amarantes et des violettes,
ces fleurs que tu aimes tant, et que je te donnerai en offrande,
à ton réveil ô ma Sirène, ma Maîtresse,
ma vierge de tendresse,
toi qui sais l’ivresse de notre couche, et
qui m’as enseignée les mystères des prêtresses de Sappho.
Tu dors maintenant, en robe de nudité, épuisée par nos joutes,
toi qui sais l’ivresse de notre couche, et
qui m’as enseignée les mystères des prêtresses de Sappho.
Tu dors maintenant, en robe de nudité, épuisée par nos joutes,
cette nuit, à la lueur des cierges de lune,
et de nos chandeliers en notre borde, près du Loir,
tu m’as conduite sur les rivages de la Félicité,
le lait de ma sève a jailli, tu l’as vendangé,
et de nos chandeliers en notre borde, près du Loir,
tu m’as conduite sur les rivages de la Félicité,
le lait de ma sève a jailli, tu l’as vendangé,
et nous l’avons bu, les paupières mi-closes,
ivres de langueurs, adossées contre les parois de Splendeur.
Je suis sortie à l'aube pour goûter la Paix et la quiétude
de la Nature, là où vécut Ronsard, cet auteur que tu chéris tant,
ivres de langueurs, adossées contre les parois de Splendeur.
Je suis sortie à l'aube pour goûter la Paix et la quiétude
de la Nature, là où vécut Ronsard, cet auteur que tu chéris tant,
je suis devenue ta poétesse pour te célébrer,
car il n’y a rien de plus beau en notre monde
que la magnificence du sexe lesbien,
dont tu es la représentante devant la Terre, et l’Univers.
car il n’y a rien de plus beau en notre monde
que la magnificence du sexe lesbien,
dont tu es la représentante devant la Terre, et l’Univers.
J’écarte avec mes paumes les ronces des sentes,
le brocard des mousses me révère,
et connaît la scansion de mes hauts talons
dès que j’erre face aux cathédrales des hyacinthes,
le brocard des mousses me révère,
et connaît la scansion de mes hauts talons
dès que j’erre face aux cathédrales des hyacinthes,
face l’or des ruisseaux,
ma micro-robe de tulle noire transparente et mes bas de soie
resplendissent sous la chaloupe des rayons, tandis que
mes seins lourds, voluptueux, libres de toute attache,
ma micro-robe de tulle noire transparente et mes bas de soie
resplendissent sous la chaloupe des rayons, tandis que
mes seins lourds, voluptueux, libres de toute attache,
et l’empire de ma Fourrure-corolle psalmodient
les strophes de ma Féminité.
La luxure m’emporte, je veux te posséder, ô ma Princesse,
à mon retour, portée par la Déesse de la lasciveté,
les strophes de ma Féminité.
La luxure m’emporte, je veux te posséder, ô ma Princesse,
à mon retour, portée par la Déesse de la lasciveté,
j’ôterai mes vêtements, je te rejoindrai, je te chevaucherai
des heures durant, tu sangloteras des messes de Grâce,
accrochée à mes mamelons durcis de sensualité, et
tu deviendras Mienne pour l’éternité, ô ma Dame de majesté !
des heures durant, tu sangloteras des messes de Grâce,
accrochée à mes mamelons durcis de sensualité, et
tu deviendras Mienne pour l’éternité, ô ma Dame de majesté !
Sophie Rivière