fée de blé
Maître Poète
J’ai connu un homme
Qui frottait ses souvenirs
D’un linge décoré
Au blanc de sa mémoire
Il les cirait, même tard
Sous l’œil de la lune
Vaillamment, sans sourciller
Comme si ce geste était
Une nécessité pour aller
Dans l’au-delà, rejoindre
Tous les autres souvenirs
Gardés en l’éclat de la vie
De ce bleu nuit, il astiquait
Sans relâche, le passé
On ne peut partir sans briller
De son âme pleine d’histoire
C’est ce qu’il a dit, ce jour-là
Quand sa main épuisée tomba
Entre la vieillesse et le vide
De ses souvenirs perdus
Qui frottait ses souvenirs
D’un linge décoré
Au blanc de sa mémoire
Il les cirait, même tard
Sous l’œil de la lune
Vaillamment, sans sourciller
Comme si ce geste était
Une nécessité pour aller
Dans l’au-delà, rejoindre
Tous les autres souvenirs
Gardés en l’éclat de la vie
De ce bleu nuit, il astiquait
Sans relâche, le passé
On ne peut partir sans briller
De son âme pleine d’histoire
C’est ce qu’il a dit, ce jour-là
Quand sa main épuisée tomba
Entre la vieillesse et le vide
De ses souvenirs perdus