rivière
Maître Poète
La chair moirée de ma Grâce te hèle
Les lèvres des fleurs s’entrouvrent à la brûlure du jour,
les rossignols et les alouettes gémissent dans les bocages
des cantates de douceur,
ô ma Sœur de spasmes, ma Sirène,
les rossignols et les alouettes gémissent dans les bocages
des cantates de douceur,
ô ma Sœur de spasmes, ma Sirène,
enivre-moi de tes regards pervers,
débauche-moi, exaspère-moi de tes missels de volupté,
embrasse-moi d’une ardeur sauvage,
bénis-moi, sanctifie-moi,
débauche-moi, exaspère-moi de tes missels de volupté,
embrasse-moi d’une ardeur sauvage,
bénis-moi, sanctifie-moi,
fais éclore le Soleil de mes émois, et de mes désirs,
la chair moirée de ma Grâce te hèle.
Les étoiles se sont enfuies vers l’occident,
je murmure aux bosquets, aux bourgs, et aux cités de fer
la chair moirée de ma Grâce te hèle.
Les étoiles se sont enfuies vers l’occident,
je murmure aux bosquets, aux bourgs, et aux cités de fer
l’appel de mes langueurs,
les heures s’écoulent, je gis toujours dessus un dais de violettes,
ivre du vin de tes baisers, en robe de nudité,
avec pour seuls témoins l’astre de ta clarté, et l’Univers,
les heures s’écoulent, je gis toujours dessus un dais de violettes,
ivre du vin de tes baisers, en robe de nudité,
avec pour seuls témoins l’astre de ta clarté, et l’Univers,
la brise m’effeuille, et soulève par à-coups
la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
le ciel d’azur déifie les haillons de mes vêtements
que tu as jeté auprès de moi avec les tiens lors de nos joutes.
la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
le ciel d’azur déifie les haillons de mes vêtements
que tu as jeté auprès de moi avec les tiens lors de nos joutes.
Je viens de lire ton message,
tu es partie te promener, tu vas bientôt revenir pour me magnifier,
mes seins inapaisés t’implorent, et s’irritent,
reviens, je l’exige, je le veux,
tu es partie te promener, tu vas bientôt revenir pour me magnifier,
mes seins inapaisés t’implorent, et s’irritent,
reviens, je l’exige, je le veux,
je respire sur moi l’odeur de ton musc,
et le bouquet de violettes que tu m’as offert
hier à la brune, lors de notre rencontre,
ô ma Souveraine, afin de sceller notre Amour.
et le bouquet de violettes que tu m’as offert
hier à la brune, lors de notre rencontre,
ô ma Souveraine, afin de sceller notre Amour.
Tu es le cristal de ma tendresse,
l’épître de mes espérances,
mes paumes s’égarent
dans le jardin de ma Fourrure,
l’épître de mes espérances,
mes paumes s’égarent
dans le jardin de ma Fourrure,
je n’en peux plus, ne musarde plus,
à ton apparition, je te déclamerai des odes érotiques,
et je te bramerai, fougueuse : - canonise-moi,
fais sourdre pour toujours le lait de ma Jouissance, sinon éloigne-toi !
à ton apparition, je te déclamerai des odes érotiques,
et je te bramerai, fougueuse : - canonise-moi,
fais sourdre pour toujours le lait de ma Jouissance, sinon éloigne-toi !
Sophie Rivière