rivière
Maître Poète
La châsse de ma fougue
Je te réclame,
à corps et à cris,
mon Epousée
aux aisselles de rosée.
Tes pieds nus foulent
les hanches de la prée,
ta robe de gaze se déplie
sous le sang des délices,
tes jambes éclosent
parmi les diocèses des fleurs,
et la régence des sureaux.
Je m’incline devant tes seins de Muse,
et je te donne en guise de dîme
l’écume des roseaux,
et
l’innocence du printemps,
Toi ma Femme à la chevelure de jais,
Toi ma Femme à la gorge de cygne,
au visage d’ange
que chantent et hantent
les dieux des jours et des nuits,
Toi qui cajoles de ta main si douce
l’hostie des œillets
et la langue des étoiles,
et je dépose
la châsse de ma fougue
contre
ton ventre de lustre et de grandeur.
Je te réclame
à corps et à cris,
mon épousée
aux aisselles de rosée.
Sophie 839
Je te réclame,
à corps et à cris,
mon Epousée
aux aisselles de rosée.
Tes pieds nus foulent
les hanches de la prée,
ta robe de gaze se déplie
sous le sang des délices,
tes jambes éclosent
parmi les diocèses des fleurs,
et la régence des sureaux.
Je m’incline devant tes seins de Muse,
et je te donne en guise de dîme
l’écume des roseaux,
et
l’innocence du printemps,
Toi ma Femme à la chevelure de jais,
Toi ma Femme à la gorge de cygne,
au visage d’ange
que chantent et hantent
les dieux des jours et des nuits,
Toi qui cajoles de ta main si douce
l’hostie des œillets
et la langue des étoiles,
et je dépose
la châsse de ma fougue
contre
ton ventre de lustre et de grandeur.
Je te réclame
à corps et à cris,
mon épousée
aux aisselles de rosée.
Sophie 839