guyhenri
Maître Poète
Les quatre-vingt-dix ans frôlant, Au bout de ma vie s’achevant ! Une année de plus sur ma tête M'enlève l'envie de faire la fête ; Je suis à présent dans la zone Ou un kilo pèse une tonne ! Mes pas sont devenus lourds Et l'arthrose me joue des tours ; Comme ceux atteignant la limite ! Où hélas, les carottes sont cuites. Pour moi, l'heure est au bilan L'homme regrettant son allant A maintenant l'avenir sombre Se voyant s'approcher de la tombe ! A peine une décennie à vivre Que pour manger et mal dormir En écoutant son corps souffrir ! Privé de tout ce qui enivre. De fait, l’attrait des filles coquettes N'ont plus l'effet d'une allumette ! Dépourvu de la virilité ; Qui autrefois l'eut emporté ! N'ayant plus ce bel optimisme L'encourageant à l'héroïsme ! Comme du temps où l’Apollon Concupiscent sortait des gonds En bel étalon, magnifique ; Pour la chevauchée fantastique. Un an de plus, et le cœur lourd De voir la vie suivre son court En prenant ses jambes à son cou Pour lui faire porter le joug ; Qu'impose cruellement la vieillesse Venu mettre en deuil l'allégresse. Guy Octogénaire : période de la vie entre 80 à 90 ans