rivière
Maître Poète
L’évangile de ma chair
Le soleil illumine l’émeraude d’ogives des arbres,
la première rose du printemps éclot
parmi les flots de vie,
parmi le chuchotement des ramures.
la première rose du printemps éclot
parmi les flots de vie,
parmi le chuchotement des ramures.
Je peins à paumes nues
l’arc-en-ciel de ta Lumière,
tandis que ta peau de ciel et d’azur gît
à même les armoiries des mousses,
l’arc-en-ciel de ta Lumière,
tandis que ta peau de ciel et d’azur gît
à même les armoiries des mousses,
à même le lichen des jours,
tu somnoles encore, les yeux mi-clos,
après la longue houle de nos sens cette nuit,
dès la brune,
tu somnoles encore, les yeux mi-clos,
après la longue houle de nos sens cette nuit,
dès la brune,
ma Muse, ma divine, ma vie,
nimbée par l’évangile de ma chair.
Je te contemple, en robe de nudité,
dessus l’horizon des marées,
nimbée par l’évangile de ma chair.
Je te contemple, en robe de nudité,
dessus l’horizon des marées,
dessus
la poésie saphique de ta délicatesse,
Toi qui m’héberges en l’anse de ton éternité,
laisse-moi te déclamer l’offrande de notre Amour.
la poésie saphique de ta délicatesse,
Toi qui m’héberges en l’anse de ton éternité,
laisse-moi te déclamer l’offrande de notre Amour.
Je vogue encore
sur la mer de mes gémissements,
sur
le jardin de ton visage,
sur la mer de mes gémissements,
sur
le jardin de ton visage,
je suis attente,
attente des fleurs de ta Grâce,
attente de tes lèvres, attente de tes doigts en moi,
en ma couche de marée basse.
attente des fleurs de ta Grâce,
attente de tes lèvres, attente de tes doigts en moi,
en ma couche de marée basse.
Renais en moi,
fais de moi l’Impératrice de mes ruts,
et
je serai ta vassale de tendresse à jamais !
fais de moi l’Impératrice de mes ruts,
et
je serai ta vassale de tendresse à jamais !
Sophie Rivière
