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J'inscris la chanson de nos concupiscences

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
J’inscris la chanson de nos concupiscences

Quand
se hisse la tunique de l’aurore,
je me tourne vers toi,
mon Epousée

aux aisselles d’obsidienne
qui
somnoles,
revêtue de la soie de ta peau.

Je respire
les corolles de tes seins
qui frémissent
sous les rayons de miel du Désir,

j’inscris
dessus
le pli de tes hanches
la chanson de nos concupiscences.

Le
sonnet du Désir
monte
en moi, languissant,

puis,
n’en pouvant plus,
mes paumes rôdent
parmi le cantique de tes mamelons,

mes baisers dévoilent peu à peu
l’enclos ardent
de
ton pubis,

oppressent
l’
œillet
de ta rivière d’amour

des heures durant,
ensuite, face à l’écho de mes paumes
tu hurles la musique de ta chair d’amour,
tu geins de bonheur,

Ô toi,
ma mie aux regards de braise,
dont
je goûte l’encens de ta cyprine.

Tu
reposes
maintenant
contre ma poitrine,

jusqu’à
nos prochains assauts
dans
l’ivoire de notre couche.

Sophie Rivière
 
"Le sonnet du Désir monte en moi, languissant,"
Je me suis permis de relever cette forte phrase.
A elle seule, elle est fortement magique, Madame Sophie, qui joue du Musset.
Quel grand Romantisme de votre part.
Avez vous, comme moi, vécu, au XIXème siècle ?
Dix mille bravos. Quelle réussite.
Loïc ROUSSELOT
 
Merci beaucoup Loïc pour l'extrême gentillesse de ton message.

J'ai adoré le Romantisme vers 14 ans, et le romantisme, mais plus tard, j'ai connu Verlaine
que j'ai dévoré, et les poétesses saphiques comme Renée Vivien.

Il y a chez ces dernières un appétit de vivre, une sensualité très vive que
je partage vivement.

Cependant, je te rejoins. Je me sens très proche des romantiques par une grande sensibilité.

J'ai voulu montrer ici la progression du Désir, la jouissance, puis la tendresse.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
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