rivière
Maître Poète
J’errais parmi les paupières closes des roses
Les voiles de l’aube se lèvent, les flots de l’Anille s’illuminent,
les ciels d’azur récitent au Monde
des lais de douceur et de tendresse,
tandis que nous cheminons, paumes entrelacées,
les ciels d’azur récitent au Monde
des lais de douceur et de tendresse,
tandis que nous cheminons, paumes entrelacées,
à travers les bocages et les bois du Maine,
les rossignols te psalmodient, dès ton apparition,
des langueurs de Grâce,
ô ma Sirène, ma Maîtresse.
les rossignols te psalmodient, dès ton apparition,
des langueurs de Grâce,
ô ma Sirène, ma Maîtresse.
Tu recueilles sans cesse sur l’ivoire de notre couche
entre tes paumes si délicates mes râles de Jouissance
qui montent jusqu’aux solives des zéniths,
jusqu’aux palais des reines de Mytilène en l’île de Lesbos,
entre tes paumes si délicates mes râles de Jouissance
qui montent jusqu’aux solives des zéniths,
jusqu’aux palais des reines de Mytilène en l’île de Lesbos,
là où naquit notre prêtresse Sappho.
tu es si belle que les hommes s’agenouillent à ta vue,
eux qui ne pensent parfois qu’à abuser de notre Chair si parfaite.
Tu m’as recueillie un soir de septembre
tu es si belle que les hommes s’agenouillent à ta vue,
eux qui ne pensent parfois qu’à abuser de notre Chair si parfaite.
Tu m’as recueillie un soir de septembre
alors que j’errais, solitaire, fuyant mon époux irascible,
parmi les champs et les paupières closes des roses,
parmi les hameaux et les villages, démunie de tout,
ce soir-là, j’ai mangé à ma faim, et dormi en toute quiétude
parmi les champs et les paupières closes des roses,
parmi les hameaux et les villages, démunie de tout,
ce soir-là, j’ai mangé à ma faim, et dormi en toute quiétude
pour la première fois depuis longtemps,
à mon réveil, je suis allée en ta chambre pour te remercier,
tu somnolais, nue, bercée de Grâce,
les algues de ta longue chevelure d’ébène pendait
à mon réveil, je suis allée en ta chambre pour te remercier,
tu somnolais, nue, bercée de Grâce,
les algues de ta longue chevelure d’ébène pendait
sur les corolles de ton dos, je me suis allongée auprès de toi,
j’ai ôté la nuisette que tu m’avais offerte,
puis, reconnaissante, j’ai déposé sur tes cils et ton front
des baisers de délices,
j’ai ôté la nuisette que tu m’avais offerte,
puis, reconnaissante, j’ai déposé sur tes cils et ton front
des baisers de délices,
les collines de mes seins drus, durcis de désir,
tressautaient à chacun de mes mouvements,
l’étole de ma Toison-pétales souriait aux balcons de la Volupté,
tu t’es redressée, tu m’as saisie,
tressautaient à chacun de mes mouvements,
l’étole de ma Toison-pétales souriait aux balcons de la Volupté,
tu t’es redressée, tu m’as saisie,
tu m’as enserrée en la crique de tes jambes, ensuite,
à l’instar des tribades, tu as frotté ton sexe contre le mien,
nous avons jouté de Passion des heures durant, et depuis lors,
je suis Tienne pour l’éternité, ô ma Dame de Splendeur !
à l’instar des tribades, tu as frotté ton sexe contre le mien,
nous avons jouté de Passion des heures durant, et depuis lors,
je suis Tienne pour l’éternité, ô ma Dame de Splendeur !
Sophie Rivière