rivière
Maître Poète
Je suis née Femme
Les nuages s’enfuient à l’horizon, chassés par le souffle
qui soulève ma longue chevelure d’ébène,
à l’horizon, les ciels d’azur me célèbrent,
et révèrent la splendeur de ma Grâce,
qui soulève ma longue chevelure d’ébène,
à l’horizon, les ciels d’azur me célèbrent,
et révèrent la splendeur de ma Grâce,
non loin de moi, coulent le Loir, et nos souvenirs,
ô ma Maîtresse, la mer des herbes s’ouvre au gré de mes pas.
Mes râles d’impudeur ont éclos hier dès la brune,
ta langue et tes doigts m’ont emmenée des heures durant
ô ma Maîtresse, la mer des herbes s’ouvre au gré de mes pas.
Mes râles d’impudeur ont éclos hier dès la brune,
ta langue et tes doigts m’ont emmenée des heures durant
jusqu’aux lumières de la Jouissance,
j’ai découvert l’archipel de la volupté, et je suis née Femme.
Les vaisseaux d’ailes des oiselles m’accompagnent maintenant
à travers les bocages et les forêts du Maine.
j’ai découvert l’archipel de la volupté, et je suis née Femme.
Les vaisseaux d’ailes des oiselles m’accompagnent maintenant
à travers les bocages et les forêts du Maine.
Je rentre dans ma borde, tandis que tu dors encore,
épuisée par nos duels d’Eros, ma micro-robe
de satin transparente, mes bas de soie noirs,
et mes escarpins miroitent parmi le baldaquin des mousses,
épuisée par nos duels d’Eros, ma micro-robe
de satin transparente, mes bas de soie noirs,
et mes escarpins miroitent parmi le baldaquin des mousses,
et des violettes blanches, mes seins pigeonnants et opulents,
et l’empire de ma Fourrure flamboient,
je ne porte plus de soutien-gorge et de culotte,
car je ne supporte aucune contrainte,
et l’empire de ma Fourrure flamboient,
je ne porte plus de soutien-gorge et de culotte,
car je ne supporte aucune contrainte,
ma chair amoureuse te réclame,
le frottement de mes jambes l’une contre l’autre
accroît sans cesse mon Désir, je veux te posséder,
et te faire ruisseler de Plaisir, ô mon Impératrice de Grâce.
le frottement de mes jambes l’une contre l’autre
accroît sans cesse mon Désir, je veux te posséder,
et te faire ruisseler de Plaisir, ô mon Impératrice de Grâce.
Je n’en peux plus d’attendre,
je rentre dans une clairière,
je me dirige vers un chêne,
je retire de mon sac à main pendant à mon épaule
je rentre dans une clairière,
je me dirige vers un chêne,
je retire de mon sac à main pendant à mon épaule
un godemiché que tu m’as offert,
je le mouille de ma salive,
je soulève ma robe, je le rentre lentement de ma rivière
d’amour à la grotte de ma matrice,
je le mouille de ma salive,
je soulève ma robe, je le rentre lentement de ma rivière
d’amour à la grotte de ma matrice,
je recommence à maintes reprises mon exercice
si charmant, bientôt je ne suis plus que gémissements,
soupirs, j’émets des missels de liesse,
soudain, arquée sur mes talons,
si charmant, bientôt je ne suis plus que gémissements,
soupirs, j’émets des missels de liesse,
soudain, arquée sur mes talons,
mes mamelons dirigés vers les solives du zénith,
je hurle ma Magnificence, et je bois le lait de mon corps,
que je bénis, je vais revenir vers toi,
et tu seras dorénavant ma féale !
je hurle ma Magnificence, et je bois le lait de mon corps,
que je bénis, je vais revenir vers toi,
et tu seras dorénavant ma féale !
Sophie Rivière