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Je reviens vers toi, les seins avides

rivière

Maître Poète
Je reviens vers toi, les seins avides

Je reviens vers toi,
sur notre couche,
à genoux,
les seins avides,

ma Douce, mon Epousée,
pour sentir à nouveau
ta peau
contre ma peau.

Non loin de nous,
coulent le Loir et nos amours,
vois,
les asphodèles resplendissent

dans
notre jardin,
comme au premier jour
de notre Passion.

La brune est tombée depuis peu,
les chandeliers éclairent
en notre chambre
les émaux de ta splendeur,

tu me regardes, nimbée de nudité,
suppliante,
mais
le feu du Désir coule en moi,

tes yeux cernés de khôl
abdiquent,
et tu t’allonges
sur ton dos,

je te rejoins, haletante,
tes lèvres alanguies me chuchotent
les lys d’un émoi,
puis,

plaquée contre toi,
mes paumes célèbrent
la
clarté de ton front,

descendent dans le
gynécée de ton clitoris si exquis
qu’elles explorent avidement,
des heures durant,

tu me récites
des psaumes de liesse,
que
reprend l’encens de ta Grâce,

puis,
ma dextre interroge
les camées de ton vagin,
et descend jusqu’aux rivages de ton utérus,

tu me récites
la
confession de tes émois,
tu geins, tu roucoules,

et soudain,
sourdent
les quatrains de ta cyprine
dont nous dégustons

dans
les bras l’une de l’autre
chacune de tes rimes
si délicieuses et si tendres,

au gré
des
ultimes ressacs
de notre Féminité enfin assouvie !

Sophie Rivière
 
Beauté toujours ! J'ai tenté, sans grand résultat, de comprendre les règles des strophes saphiques. Mais, je préfère vous lire, sur plusieurs sites ! Mes hommages très sincères , avec ces haïkus que j'avais écrit pour Sapho (ou Sappho) et que je crois vous avoir déjà envoyés (?):

Loin dans le passé
Jeune fille par les dieux
Tu reçois les Mots

Tablette de cire
Le stylet qui te caresse
Te donne la Vie

Sappho poétesse
Amoureuse tu n'as pas
Besoin de miroir

Sensation bizarre de les avoir écrit pour vous. Edouard (Astrov)
 
Cher Astrov,

Je vous remercie beaucoup tout d'abord de me dédier pour cette si jolie poésie écrite avec des haïkus,
et ensuite pour vos hommages auxquels je suis très sensible.

Je ne me rappelle pas honnêtement a priori avoir lu ce texte. Il est possible néanmoins que je me
trompe.

J'évoque ici mes amours saphiques avec mon amante, la puissance si charnelle de notre adoration, ainsi
que la force de notre tendresse.

A bientôt de vous lire.

Amicalement.

Sophie
 
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