rivière
Maître Poète
Je respire le musc de ma Chair
Les libellules publient l’édit de ta clarté,
des diadèmes de douceur parent les perles du zénith,
je grave, poétesse, dessus l’estampe des bocages et des champs,
la royauté de ma Magnificence.
des diadèmes de douceur parent les perles du zénith,
je grave, poétesse, dessus l’estampe des bocages et des champs,
la royauté de ma Magnificence.
Ô ma Sirène, ma Vie, mon amante,
tu t’es absentée pour une course de peu d’importance,
cependant la messe du Désir monte en moi,
je n’en peux plus d’attendre ton retour à la brune,
tu t’es absentée pour une course de peu d’importance,
cependant la messe du Désir monte en moi,
je n’en peux plus d’attendre ton retour à la brune,
j’effeuille délicatement en notre chambre mes escarpins vernis,
ma robe courte de satin, tandis que crisse le cristal de mes bas de soie,
mon interminable chevelure d’ébène se moire
dans le clapotis du silence,
ma robe courte de satin, tandis que crisse le cristal de mes bas de soie,
mon interminable chevelure d’ébène se moire
dans le clapotis du silence,
au loin, par delà les hameaux, les montagnes,
tintent continûment les spasmes de mes ruts,
et les odelettes de mes émois lors de mes nuits,
dessus l’astre de ma Jouissance.
tintent continûment les spasmes de mes ruts,
et les odelettes de mes émois lors de mes nuits,
dessus l’astre de ma Jouissance.
Mes paumes hésitent, puis descendent le long de mon corps,
déifient l’amphore de mes hanches,
et la sylve de mes aisselles,
je respire le musc de ma Chair,
déifient l’amphore de mes hanches,
et la sylve de mes aisselles,
je respire le musc de ma Chair,
le puy de mes seins hauts plantés et lourds
se durcit de Luxure à ton évocation,
je te revois sous les voûtes des matins
quand nous sommeillons, entrelacées,
se durcit de Luxure à ton évocation,
je te revois sous les voûtes des matins
quand nous sommeillons, entrelacées,
flagellées de bonheur,
avec pour seul voile l’enceinte de nos peaux,
moi qui ne suis que le halo de tes iris,
que le psaume de pureté de ton regard d’azur.
avec pour seul voile l’enceinte de nos peaux,
moi qui ne suis que le halo de tes iris,
que le psaume de pureté de ton regard d’azur.
Mes doigts parcourent maintenant
l’étole de mon pubis,
le maître-autel de ma rivière d’amour,
le bénitier de mes transes que tu sacralises d’ordinaire,
l’étole de mon pubis,
le maître-autel de ma rivière d’amour,
le bénitier de mes transes que tu sacralises d’ordinaire,
soudain, tu arrives, radieuse, tu viens à moi, et agenouillée
contre les haillons de Lumière, tu continues mon œuvre,
je ne suis plus bientôt que cris, orgie de sensualité, lape le nectar de ma sève,
entre en moi, fouaille-moi, ennoblis-moi. Je t’en supplie !
contre les haillons de Lumière, tu continues mon œuvre,
je ne suis plus bientôt que cris, orgie de sensualité, lape le nectar de ma sève,
entre en moi, fouaille-moi, ennoblis-moi. Je t’en supplie !
Sophie Rivière