lecoeurentretesmains
Maître Poète
Je préfère l’automne et son vent monotone, lorsqu’il balaie les feuilles qu'il a assassinées et ces arbres qu’il laisse nus aux vues des passants, lassés de passer sous le bleu du ciel qui disparaît remplacé par un manteau gris, porteur de pluie, j’aime fouler cette terre privée de son vert, ces petites fleurs fanées qui gisent au bord des routes en ces jours raccourcis, ce soleil assombri et cette brume de minuit qui dissipent l’envie de rêver d’amour...
Je regarde les vagues qui se forment dans une mer houleuse, les algues qui décorent les plages désertes, le sable mouillé, les ports en alertes et les terrasses boudées par les vacanciers.
J’adore voir les gens retrouver leur pudeur et perdre l’ardeur de leur corps gagné par le froid, les enfants porteurs d’un savoir nouveau, qui s'en vont ravis au labeur et reviennent chez eux, le dos accablé de devoirs.
J’affectionne particulièrement le départ des oiseaux migrateurs et le silence des nids qu’ils laissent derrière eux, le bourdonnement des insectes et les cigales muettes d’une fable d' il y a trois cent ans, contée.
Ma préférence pour cette saison redoutée, vient de ton absence durant les jours d’été où il fait bon vivre, mais vivre sans toi c’est mourir gelée en pleine canicule... donc je vais et je viens, j’attends, et puis rien.
je tremble des mains, je tremble du cœur. Et toi tu te pavanes ! J’ai maudit les beaux jours quand tu t’en allais pour passer des semaines loin de moi, de notre amour et toi tu te pavanes en descendant du train qui t’a éloigné de moi, de notre amour, tu ne souris même pas, tu avances à petits pas, tu recules presque, et je vois s’effondrer l’automne à mes pieds, lorsque tes lèvres désolées effleurent mes joues et non mes lèvres...
Je préfère l’hiver et l’ondée qui inonde le monde…
Je regarde les vagues qui se forment dans une mer houleuse, les algues qui décorent les plages désertes, le sable mouillé, les ports en alertes et les terrasses boudées par les vacanciers.
J’adore voir les gens retrouver leur pudeur et perdre l’ardeur de leur corps gagné par le froid, les enfants porteurs d’un savoir nouveau, qui s'en vont ravis au labeur et reviennent chez eux, le dos accablé de devoirs.
J’affectionne particulièrement le départ des oiseaux migrateurs et le silence des nids qu’ils laissent derrière eux, le bourdonnement des insectes et les cigales muettes d’une fable d' il y a trois cent ans, contée.
Ma préférence pour cette saison redoutée, vient de ton absence durant les jours d’été où il fait bon vivre, mais vivre sans toi c’est mourir gelée en pleine canicule... donc je vais et je viens, j’attends, et puis rien.
je tremble des mains, je tremble du cœur. Et toi tu te pavanes ! J’ai maudit les beaux jours quand tu t’en allais pour passer des semaines loin de moi, de notre amour et toi tu te pavanes en descendant du train qui t’a éloigné de moi, de notre amour, tu ne souris même pas, tu avances à petits pas, tu recules presque, et je vois s’effondrer l’automne à mes pieds, lorsque tes lèvres désolées effleurent mes joues et non mes lèvres...
Je préfère l’hiver et l’ondée qui inonde le monde…
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