rivière
Maître Poète
Je ne suis que ton humble poétesse
La bruine ruisselle par à-coups ce matin
parmi les bocages et les bois du Maine,
et nous marchons,
paume contre paume,
ô ma Douce, ô mon amante,
les oiseaux écoutent dans leurs nids
la splendeur du silence,
seul le bruissement de nos robes, de nos culottes,
de nos bas de soie, et de nos escarpins
scande
l’épopée de nos féminités
si belles et si douces,
parfois, tu déposes en riant
un baiser sur mes lèvres
que je te rends au centuple,
puis, nous reprenons notre chemin.
Voilà peu, nous nous sommes étendues,
fatiguées, sous un chêne,
et je t’ai possédée,
ma langue et mes doigts
ont magnifié des heures durant
la douceur de tes mamelons,
la Grâce de ton clitoris,
et l’antre de ton vagin
jusqu’à la ce que jaillisse
l’éloquence de ta cyprine
que j’ai recueillie à genoux,
nous l’avons lapée toutes deux,
nous nous sommes rhabillées,
et je t’ai suivie, radieuse,
car je ne suis rien sans toi, ô ma Princesse,
si ce n’est ta féale et
ton humble poétesse !
Sophie Rivière
La bruine ruisselle par à-coups ce matin
parmi les bocages et les bois du Maine,
et nous marchons,
paume contre paume,
ô ma Douce, ô mon amante,
les oiseaux écoutent dans leurs nids
la splendeur du silence,
seul le bruissement de nos robes, de nos culottes,
de nos bas de soie, et de nos escarpins
scande
l’épopée de nos féminités
si belles et si douces,
parfois, tu déposes en riant
un baiser sur mes lèvres
que je te rends au centuple,
puis, nous reprenons notre chemin.
Voilà peu, nous nous sommes étendues,
fatiguées, sous un chêne,
et je t’ai possédée,
ma langue et mes doigts
ont magnifié des heures durant
la douceur de tes mamelons,
la Grâce de ton clitoris,
et l’antre de ton vagin
jusqu’à la ce que jaillisse
l’éloquence de ta cyprine
que j’ai recueillie à genoux,
nous l’avons lapée toutes deux,
nous nous sommes rhabillées,
et je t’ai suivie, radieuse,
car je ne suis rien sans toi, ô ma Princesse,
si ce n’est ta féale et
ton humble poétesse !
Sophie Rivière