pierreeuh
Nouveau poète
Le soir, lorsque le sommeil tente de refermer mes paupières, j’épanche mes derniers mots en faisant pleurer ma plume. Parfois, le jet qui en sort est rouge flamboyant, comme l’amour des temps passés ; mais souvent, cette couleur disparaît en emportant ses scintillements fluorescents qui rendraient le ciel merveilleux, et laisse place aux larmes noires de la nuit.
Je ne sais alors plus quoi écrire, les éclairs de poussière qui voltigent avec mes pensées s’engouffrent peu à peu dans mon crâne, en sécurité dans une tête recouverte de cheveux huileux. Je m’imagine alors que je vomis mes mots, je les sens remonter depuis le plus profond de mes tripes. Peut-être devrais-je abréger mon écriture et passer à la dernière phrase.
Je ne sais alors plus quoi écrire, les éclairs de poussière qui voltigent avec mes pensées s’engouffrent peu à peu dans mon crâne, en sécurité dans une tête recouverte de cheveux huileux. Je m’imagine alors que je vomis mes mots, je les sens remonter depuis le plus profond de mes tripes. Peut-être devrais-je abréger mon écriture et passer à la dernière phrase.