rivière
Maître Poète
Je me languis de toi
Les nuages chargés de pluie traversent l’horizon,
je suis seule en ma borde en ce mois de mai,
et je pense à toi, ma Douce, mon Epousée,
toi qui travailles au Mans,
je suis seule en ma borde en ce mois de mai,
et je pense à toi, ma Douce, mon Epousée,
toi qui travailles au Mans,
je te revois enjouée,
lorsque nous nous sommes promenées
paume contre paume
voilà quelques jours encore lors de tes vacances,
lorsque nous nous sommes promenées
paume contre paume
voilà quelques jours encore lors de tes vacances,
je me souviens de la chaleur
de tes lèvres contre mes lèvres, à ton évocation,
mes seins haut plantés, arrogants, et lourds,
se durcissent, mon corps te réclame,
de tes lèvres contre mes lèvres, à ton évocation,
mes seins haut plantés, arrogants, et lourds,
se durcissent, mon corps te réclame,
car je me languis de toi.
Demain, je partirai dès l’aurore,
quand le chant des oiseaux monte
vers les beffrois des arbres,
Demain, je partirai dès l’aurore,
quand le chant des oiseaux monte
vers les beffrois des arbres,
je n’emporterai que quelques bagages,
ma robe de lin volera aux rires du vent,
mes escarpins et mes bas de soie
luiront parmi les hanches du soleil,
ma robe de lin volera aux rires du vent,
mes escarpins et mes bas de soie
luiront parmi les hanches du soleil,
je marcherai vers le nord, là où poussent les mousses,
je réciterai aux dais des arbres des odes de douceur
en l’honneur de ta splendeur,
je m’arrêterai aux fontaines afin d’étancher ma soif,
je réciterai aux dais des arbres des odes de douceur
en l’honneur de ta splendeur,
je m’arrêterai aux fontaines afin d’étancher ma soif,
je m’endormirai dans une clairière, à la lueur de la lune,
puis avant de te revoir, je cueillerai des asphodèles,
ces fleurs que tu aimes tant, et que je remettrai
à genoux adossée contre les vitraux de Grâce,
puis avant de te revoir, je cueillerai des asphodèles,
ces fleurs que tu aimes tant, et que je remettrai
à genoux adossée contre les vitraux de Grâce,
devant le châle de ta magnificence,
je te balbutierai une poésie saphique
avec le sang de mon Amour,
avec l’éloquence de mon Désir,
je te balbutierai une poésie saphique
avec le sang de mon Amour,
avec l’éloquence de mon Désir,
car il n’y a rien de plus beau au monde
que les orgues de notre Passion
si sensuelle
et si pure !
que les orgues de notre Passion
si sensuelle
et si pure !
Sophie Rivière