inchallah
Nouveau poète
Je la décris…
Une femme, debout, fixant l'horizon
Des yeux gris-vert émeraudes, ornant un visage rond
Une élégance dans sa taille, bien trop mince pour certains
Une peau qui se confondrait au blanc des nuages sereins
On dit que sa démarche est légère, flottante
Ses mots portent une voix d'enfant douce et caressante
Un voile couvre ses cheveux par pudeur
Non soumise aux hommes mais à son Seigneur
Spécialement belle, elle ne l'est pas
Son cœur est pur, ce qui fait son éclat
Les hommes sur son chemin se tournent
Ses yeux, elle baisse et détourne
Elle réserve ce qu'elle a de son charme
Celui pour qui à ses pieds, elle déposa les armes
Il ne l'aime pas pour sa moyenne beauté extérieur
Il voit en elle son paisible intérieur.
Ses fines lèvres roses, sourient lorsqu'elles sont tristes
Au son de son prénom M……, son âme, son esprit, s'éclaircissent
Timide, son sourire réchauffe l'hiver
Ses éclats de rires chassent ses douleurs amères
A peine dix-neuf ans et pourtant
Elle rêve de fonder une famille, de lui, des enfants
Elle quitterait tout pour dans ses bras le suivre
Le serrer, l'embrasser et de son corps en être ivre
La jeunesse file, la vie forme des rides profondes
Le cœur, lui, n'a pas de ride, ses sentiments à jamais elle fonde
Elle est si frêle, sa santé lui joue des tours
Elle espère tant le revoir un jour
Lui dire qu'il est son monde, sa joie
Et lui chuchoter : "ne me laisse pas" ...