rivière
Maître Poète
Je grave sur la prée le printemps de mes râles
Les oiselles se réfugient en l’aile de mes paumes
pour que je les cajole, de même, appareille,
ma Douce, ma Sirène, en l’océan de ma chair de Grâce,
règne dessus le Soleil de mon coeur.
pour que je les cajole, de même, appareille,
ma Douce, ma Sirène, en l’océan de ma chair de Grâce,
règne dessus le Soleil de mon coeur.
J’avance, chaque jour, parmi le souffle des saisons,
sur le parvis des bocages et des forêts,
je ne fais plus vœu de silence,
car depuis que je te connais, je suis Poésie,
sur le parvis des bocages et des forêts,
je ne fais plus vœu de silence,
car depuis que je te connais, je suis Poésie,
je grave sur les murs, sur la prée, sur le baldaquin des mousses,
le printemps de mes râles et les sanglots de mes ruts,
et peu me chaut ces hommes qui me censurent,
je n’ai que faire de ces imbéciles.
le printemps de mes râles et les sanglots de mes ruts,
et peu me chaut ces hommes qui me censurent,
je n’ai que faire de ces imbéciles.
Monte vers le solstice des zéniths,
danse sur l’arc-en-ciel de mes seins,
butine l’écume de mon miel,
et les bruyères de ma Toison-corolle,
danse sur l’arc-en-ciel de mes seins,
butine l’écume de mon miel,
et les bruyères de ma Toison-corolle,
je m’accroche à tout instant
aux mâts de tes paupières,
à la neige de tes mains,
déifie-moi de ta clarté,
aux mâts de tes paupières,
à la neige de tes mains,
déifie-moi de ta clarté,
fais de moi ton amante universelle,
n’émiette pas les bogues de ma Tendresse.
Vois les libellules dessus les lacs et les étangs
nous indiquent la mare aux étoiles,
n’émiette pas les bogues de ma Tendresse.
Vois les libellules dessus les lacs et les étangs
nous indiquent la mare aux étoiles,
calligraphie-moi des faire-parts de délicatesse,
effleure de tes iris ma robe courte et ma mantille,
fais un salut aux couleurs de mes bas de soie,
les paysages me font une révérence,
effleure de tes iris ma robe courte et ma mantille,
fais un salut aux couleurs de mes bas de soie,
les paysages me font une révérence,
Mes escarpins survolent les cathédrales de violettes.
ma Vénérée, entraîne-moi vers le firmament des délices,
et à même les langueurs des herbes,
face à l’ivraie des aurores, bénis- moi !
ma Vénérée, entraîne-moi vers le firmament des délices,
et à même les langueurs des herbes,
face à l’ivraie des aurores, bénis- moi !
Sophie Rivière