rivière
Maître Poète
Je goûte la volupté divine d’être si Femme
L’aurore se lève par delà les fleuves,
par delà les paroisses des bocages,
les ormes dans les bosquets tiennent en leurs branches
les rires du soleil, la Paix règne parmi les vallons.
par delà les paroisses des bocages,
les ormes dans les bosquets tiennent en leurs branches
les rires du soleil, la Paix règne parmi les vallons.
La lune s’est enfuie au loin vers l’occident,
l’onde des fleuves et des ruisseaux, près de moi,
charrie des feuilles mortes,
je goûte la volupté divine d’être si Femme,
l’onde des fleuves et des ruisseaux, près de moi,
charrie des feuilles mortes,
je goûte la volupté divine d’être si Femme,
ô ma Sirène, mon amante, ma bien-aimée,
je garde en mes paupières mi-closes
l’étreinte de nos paumes dès que nous errons,
appuyées comme aujourd'hui contre le vin de l’infini,
je garde en mes paupières mi-closes
l’étreinte de nos paumes dès que nous errons,
appuyées comme aujourd'hui contre le vin de l’infini,
les oiselles s’éveillent maintenant,
montent vers les solives des zéphyrs,
puis redescendent, ivres de lueurs,
le vent, parfois, soulève ma chevelure d’ébène,
montent vers les solives des zéphyrs,
puis redescendent, ivres de lueurs,
le vent, parfois, soulève ma chevelure d’ébène,
et ma robe courte de lin. Je te contemple,
languissamment, tandis que s’écoulent les heures,
tu es ma rose souveraine, le soleil de ma Tendresse,
tes lèvres et tes doigts de ferveur me comblent d’amour,
languissamment, tandis que s’écoulent les heures,
tu es ma rose souveraine, le soleil de ma Tendresse,
tes lèvres et tes doigts de ferveur me comblent d’amour,
poétesse, je grave sur les pierres des chemins,
sur les voiles de l’horizon, la ferveur de ta délicatesse.
Je n’ai que faire de la brûlure du jour,
je n’ai que faire de la violence des hommes
sur les voiles de l’horizon, la ferveur de ta délicatesse.
Je n’ai que faire de la brûlure du jour,
je n’ai que faire de la violence des hommes
quand je vais à la ville avec Toi,
seul m’importe la magnificence de ta Grâce,
et les psaumes de ma Jouissance quand tu me possèdes,
nudité contre nudité, dessus le baldaquin des mousses,
seul m’importe la magnificence de ta Grâce,
et les psaumes de ma Jouissance quand tu me possèdes,
nudité contre nudité, dessus le baldaquin des mousses,
ou l’écrin de notre sofa, les torches des rayons
vainquent alors les linceuls de l’ombre.
Je n’en peux plus, ma Dame de majesté,
écoute mes prières, vois cette clairière,
vainquent alors les linceuls de l’ombre.
Je n’en peux plus, ma Dame de majesté,
écoute mes prières, vois cette clairière,
allons-y, allonge-moi, syllabe après syllabe,
peau contre peau, entrelace-moi, conduis-moi
jusqu’à l’océan de ma délicatesse,
et vénère-moi comme je t’aime !
peau contre peau, entrelace-moi, conduis-moi
jusqu’à l’océan de ma délicatesse,
et vénère-moi comme je t’aime !
Sophie Rivière