rivière
Maître Poète
Je décachète la paroi de tes hanches
Je décachète la paroi de tes hanches
qui somnolent
parmi
la buée de nos draps,
les corolles de tes mains
volètent
dans la soie du silence,
puis se posent sur la flûte de nos cœurs.
Tes paupières se ferment
à l’éclosion de tes nerfs de lumière,
tes seins érigent
la liqueur de tes cantiques,
les grappes de ton étole
énoncent
dans la pénombre
l’infini secret de ton pertuis,
tu t’inclines
devant les fruits de jouissance,
et tu fondes
la demeure d’azur intolérable
lorsque tu scelles
la magie de nos écorces.
Ô mon Aimée,
laisse-moi te contempler,
moi qui ne suis que ta féale,
que la passeuse de tes chants d’amour
à laquelle tu confies les virelais des ténèbres,
et les fleurs de givre des matins.
Chaque jour que Dieu fait, je t’offrirai
des cils de lune et de soleil,
les roses éphémères de l’horizon
écloront alors pour te déifier !
Sophie Rivière
Je décachète la paroi de tes hanches
qui somnolent
parmi
la buée de nos draps,
les corolles de tes mains
volètent
dans la soie du silence,
puis se posent sur la flûte de nos cœurs.
Tes paupières se ferment
à l’éclosion de tes nerfs de lumière,
tes seins érigent
la liqueur de tes cantiques,
les grappes de ton étole
énoncent
dans la pénombre
l’infini secret de ton pertuis,
tu t’inclines
devant les fruits de jouissance,
et tu fondes
la demeure d’azur intolérable
lorsque tu scelles
la magie de nos écorces.
Ô mon Aimée,
laisse-moi te contempler,
moi qui ne suis que ta féale,
que la passeuse de tes chants d’amour
à laquelle tu confies les virelais des ténèbres,
et les fleurs de givre des matins.
Chaque jour que Dieu fait, je t’offrirai
des cils de lune et de soleil,
les roses éphémères de l’horizon
écloront alors pour te déifier !
Sophie Rivière