rivière
Maître Poète
Je clame au zénith les spasmes de mon coeur
Les lances de l’hiver dansent
dans l’oreille des talus,
les moineaux guettent
les ciels striés de nuages, et d’azur,
Les lances de l’hiver dansent
dans l’oreille des talus,
les moineaux guettent
les ciels striés de nuages, et d’azur,
les lèvres du vent égrènent l’alphabet des jours,
la neige danse parmi la poussière des étoiles,
les mois s’écoulent ainsi, et tu déposes sur
les fougères de mes aisselles des psaumes d’harmonie.
la neige danse parmi la poussière des étoiles,
les mois s’écoulent ainsi, et tu déposes sur
les fougères de mes aisselles des psaumes d’harmonie.
Je Te contemple,
ma Muse, mon Épouse,
Toi qui gis, fardée de Lumière, bercée de lais de douceur,
en l’estuaire de mes bras frêles,
ma Muse, mon Épouse,
Toi qui gis, fardée de Lumière, bercée de lais de douceur,
en l’estuaire de mes bras frêles,
je chausse maintenant
mes escarpins de printemps,
pour écrire sur l’émeraude des bocages du monde,
et sur les premières roses,
mes escarpins de printemps,
pour écrire sur l’émeraude des bocages du monde,
et sur les premières roses,
la splendeur de ta douceur.
Laisse-moi déposer dessus les rivages de ta peau
la poussière moirée des perles de rosée,
je sors sous les voûtes des cités, et des montagnes,
Laisse-moi déposer dessus les rivages de ta peau
la poussière moirée des perles de rosée,
je sors sous les voûtes des cités, et des montagnes,
puis je clame au zénith
la clarté de ton visage,
et les spasmes de mon coeur
qui ne bat que par Toi, et que pour Toi.
la clarté de ton visage,
et les spasmes de mon coeur
qui ne bat que par Toi, et que pour Toi.
Je réponds à tout instant aux convocations
de la cour des étoiles pour te canoniser, et inscrire
sur la paume des marées
l’oriflamme de ton éternité.
de la cour des étoiles pour te canoniser, et inscrire
sur la paume des marées
l’oriflamme de ton éternité.
Ma Bien-Aimée,
sortons, et face à l’horizon des gerbes de Soleil,
face à la houle de mon Désir,
bénis-moi de ta Tendresse,
sortons, et face à l’horizon des gerbes de Soleil,
face à la houle de mon Désir,
bénis-moi de ta Tendresse,
et tisse sur l’or de mes seins,
sur l’île de nos envies,
à l’infini,
la voie lactée de notre Amour !
sur l’île de nos envies,
à l’infini,
la voie lactée de notre Amour !
Sophie Rivière