• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Je cherche l'hymne de tes yeux

rivière

Maître Poète
Je cherche l’hymne de tes yeux

Au loin, résonnent
les
cloches de la cathédrale Notre-Dame,


la Seine a ce matin
des reflets noirâtres
où passe l’ombre des péniches.


Je me retourne,
gémissante sur ma couche,
où je gis nue, repue de plaisir,


mes bras se referment
sur moi,
car je cherche encore ton corps,


ô ma nymphe
toi tu es partie ce matin
alors que je dormais encore.


Je cherche
la douceur de tes seins frais
contre les miens,


je cherche
l’hymne de tes yeux bleus
dans les miens


quand tes râles d’amour
ont déchiré la soie du silence
des heures durant.


Seras-tu là ce soir,
ma Vénérée
pour continuer les sonnets de nos joutes ,


il ne me reste plus de toi
que tes clameurs d’amour balbutiées
dessus la douceur du Désir,


et
le parfum de ta cyprine
dessus les coussins de notre chambre.


Viens,
je t’attends,
frémissante,


avec, au coeur,
les émaux de notre Volupté
et les spasmes de nos féminités !


Sophie Rivière
 
Le mot "spasme" est délicat dans son emploi poétique, Sophie, à mon avis. Il évoque un sursaut, plus ou moins violent et sans contrôle, avec une légère connotation médicale.
Mais, en fait, difficile d'écrire un poème amoureux érotique sans évoquer le corps, la chair et ses expressions les plus triviales, ses fluides...
Et sa beauté !
En lisant ce poème, une chanson trouble de Suzy Solidor intitulée "Ouvre" m'est revenue en mémoire.
 
Cher Edouard,

Je suis d'accord avec vous le terme spasme peut apparaître entre autres comme médical,
mais Renée Vivien, entre autres, l'emploie à dessein car il exprime bien la fulgurance du
Plaisir féminin qui est très intense.

Amitiés saphiques.

Sophie
 
Retour
Haut