rivière
Maître Poète
J’attends l’éclosion de l’aurore
J’attends l’éclosion de l’aurore adossée
contre les cathédrales des mousses, près du Loir,
allongée sous un chêne dans une clairière,
tu dors encore près de moi, en cette nuit d’été,
contre les cathédrales des mousses, près du Loir,
allongée sous un chêne dans une clairière,
tu dors encore près de moi, en cette nuit d’été,
éblouie par l’extase de la Jouissance,
le linceul du brouillard se lève peu à peu,
l’ivoire de ta chair frémit lors de tes rêves,
je me lève lentement, ô mon amante,
le linceul du brouillard se lève peu à peu,
l’ivoire de ta chair frémit lors de tes rêves,
je me lève lentement, ô mon amante,
le donjon de mes seins pigeonnants, arrogants et lourds,
bouge à chacun de mes mouvements, tandis que s’exaspère
la fourrure de mon pubis où glissaient voilà peu tes mains de volupté,
nos robes courtes, nos bas de soie, et nos escarpins gisent dessus les herbes,
bouge à chacun de mes mouvements, tandis que s’exaspère
la fourrure de mon pubis où glissaient voilà peu tes mains de volupté,
nos robes courtes, nos bas de soie, et nos escarpins gisent dessus les herbes,
témoins muets de nos étreintes, la brise soulève ma longue chevelure de jais,
salue la grâce de ma Beauté, et le dais de ma féminité,
je cueille des amarantes, des violettes,
et des lys que je te remettrai à ton réveil.
salue la grâce de ma Beauté, et le dais de ma féminité,
je cueille des amarantes, des violettes,
et des lys que je te remettrai à ton réveil.
Les vaisseaux des oiselles édictaient hier
des psaumes de liesse dans les cieux
quand je te rencontrai, errante, sac en bandoulière,
près de ma borde, je te proposai de partager mon repas,
des psaumes de liesse dans les cieux
quand je te rencontrai, errante, sac en bandoulière,
près de ma borde, je te proposai de partager mon repas,
tu acceptas, nous sortîmes nous promener,
tu étais si belle et si désirable que je m’agenouillai,
et que je te déclarai, tremblante, ma flamme,
tu te penchas vers moi, tu ne pipas mot,
tu étais si belle et si désirable que je m’agenouillai,
et que je te déclarai, tremblante, ma flamme,
tu te penchas vers moi, tu ne pipas mot,
tu déposas sur mes lèvres un baiser, tu saisis ma main,
et tu m’entraînas dans des fourrés, tu effeuillas mes vêtements,
tu fis de même, tu m’allongeas sur les mousses,
tu contemplas longuement la splendeur de ma chair
et tu m’entraînas dans des fourrés, tu effeuillas mes vêtements,
tu fis de même, tu m’allongeas sur les mousses,
tu contemplas longuement la splendeur de ma chair
moirée par le couchant, puis, agenouillée, tu me conduisis
avec ta lippe et tes paumes jusqu’aux rivages de la lascivité si belle,
ô ma Vénérée. Dès ton éveil, je contenterai tes sens inapaisés,
je te posséderai sans cesse et tu seras mienne !
avec ta lippe et tes paumes jusqu’aux rivages de la lascivité si belle,
ô ma Vénérée. Dès ton éveil, je contenterai tes sens inapaisés,
je te posséderai sans cesse et tu seras mienne !
Sophie Rivière