rivière
Maître Poète
J’aime les violettes blanches qui palpitent au gré du vent
J’aime les violettes blanches qui palpitent au gré du vent,
sur l’autel de la douceur,
comme mon corps d’ivoire
lorsque je m’abandonne tout contre toi,
sur l’autel de la douceur,
comme mon corps d’ivoire
lorsque je m’abandonne tout contre toi,
parmi l’émeraude de la prée, parmi notre couche,
ô ma Vierge souveraine, mon amour, ma Suzeraine,
redis-moi encore des messages d’impudeur,
tes iris me contemplent.
ô ma Vierge souveraine, mon amour, ma Suzeraine,
redis-moi encore des messages d’impudeur,
tes iris me contemplent.
Les ciels d’azur me magnifient de jour en jour,
je suis Magnificence depuis qu’un soir de décembre
le frôlement de ta main contre la mienne a décidé de mon destin,
et je suis devenue Tienne à l’infini,
je suis Magnificence depuis qu’un soir de décembre
le frôlement de ta main contre la mienne a décidé de mon destin,
et je suis devenue Tienne à l’infini,
bénis-moi sans cesse, toi mon soleil,
toi l’innocence de ma béatitude,
la chapelle des arbres reçoit à tout instant
la visite des oiselles,
toi l’innocence de ma béatitude,
la chapelle des arbres reçoit à tout instant
la visite des oiselles,
fais-moi mourir de Plaisir,
moi qui ne suis que l’esclave de mes sens,
vendange le lait de mes noces,
emprisonne-moi dans les rets de la Volupté.
moi qui ne suis que l’esclave de mes sens,
vendange le lait de mes noces,
emprisonne-moi dans les rets de la Volupté.
La Dame de majesté, qui est Lumière, et souveraine,
a fait connaître au monde la beauté , la délicatesse, et la Tendresse,
avant que les hommes ne lui substituent les viols et les massacres,
le temps joue pour nous,
a fait connaître au monde la beauté , la délicatesse, et la Tendresse,
avant que les hommes ne lui substituent les viols et les massacres,
le temps joue pour nous,
nous reprendrons bientôt notre place, la première.
Tu es la lyre de mes émois, l’astre de ma Grâce,
je ne supporte plus ma chasteté,
ô ma Divine, énerve mes sens, seule à seule, à terre,
Tu es la lyre de mes émois, l’astre de ma Grâce,
je ne supporte plus ma chasteté,
ô ma Divine, énerve mes sens, seule à seule, à terre,
dedans notre borde,
ôte ma robe courte de lin, et mes escarpins,
je garderai les bas de soie noirs que tu m’as offerts,
présente-toi, nue, face à l’armoire de la brune,
ôte ma robe courte de lin, et mes escarpins,
je garderai les bas de soie noirs que tu m’as offerts,
présente-toi, nue, face à l’armoire de la brune,
allongeons-nous, divinise mes seins lourds,
et l’océan de ma Fourrure-corolle, ensuite caracole-moi,
emmène-moi jusqu’au delta de la Jouissance
afin de connaître à jamais le miracle d’être Femme !
et l’océan de ma Fourrure-corolle, ensuite caracole-moi,
emmène-moi jusqu’au delta de la Jouissance
afin de connaître à jamais le miracle d’être Femme !
Sophie Rivière
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